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Parents, pensons la réforme des rythmes scolaires ensemble.

23 janvier 2013

Nous sommes parents.parents-ensembles

Nous sommes inquiets.

En maternelle et en élémentaire, le passage à la semaine à 4,5 jours doit être mis en œuvre dès la rentrée 2013, soit dans 7 mois. A ce jour, l’information dont nous disposons est parcellaire et contradictoire. Le projet tel qu’envisagé ne nous semble pas à la hauteur des enjeux.

Nous croyons cette réforme nécessaire et en partageons les objectifs, à savoir mieux apprendre et favoriser la réussite scolaire de tous. Depuis 2008, les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE et de fait des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Cette situation est préjudiciable et doit être revue.

Cependant, le projet de réforme qui nous est présenté ne nous semble pas répondre à ces objectifs. Le choix de l’organisation sera à la discrétion des municipalités. On risque de se retrouver avec des communes où les enfants auront cours le samedi, d’autres le mercredi, d’autres encore auront une pause de midi allongée, d’autres finiront plus tôt et auront une période d’études/garderie plus longue, etc. Les moyens mis en œuvre dépendront essentiellement du budget des communes. Impossible, dans ces conditions, d’imaginer que cette réforme soit facteur d’égalité entre tous les enfants de France, quel que soit leur lieu de résidence et leur établissement scolaire. Il appartiendra aux municipalités de faire un choix et d’en répondre devant les électeurs en 2014.

Nous espérions qu’à l’occasion de la réforme des rythmes scolaires, la place des arts, de la culture, des langues et du sport, etc. serait au cœur des préoccupations. Or, l’opacité des moyens à mettre en œuvre, l’augmentation du nombre d’enfants par animateur dans le temps périscolaire ainsi que la place choisie par les mairies pour ce temps (notamment à l’heure du déjeuner) vont diluer ces espoirs de diversification et de renforcement de ces enseignements.

Nous espérions également que cette réforme porterait sur l’intégralité du rythme scolaire, y compris le découpage entre vacances et classe et notamment la durée des grandes vacances. Force est de constater qu’il n’en est rien.

Nous sommes déçus et inquiets et rejoignons ainsi bien des enseignants. Nous craignons que l’augmentation du temps périscolaire sans réflexion quant à son contenu ni quant aux moyens de mise en œuvre fasse de ce temps un temps de désœuvrement organisé… Cela irait encore une fois à l’encontre de l’objectif de la réforme.

Afin de préserver le symbole de la demi-journée de cours supplémentaire, Il est essentiel de ne pas sacrifier les apprentissages, de ne pas perdre cette opportunité historique d’accroître l’égalité des chances des enfants face aux activités artistiques et sportives en créant du temps de garderie. Cela n’apporterait rien aux enfants, dévaloriserait un peu plus l’école et la fonction des enseignants et remettrait en question l’organisation des familles.

Nous devons à nos enfants une réforme ambitieuse.

Citoyens connectés, blogueurs, parents, nous avons reçu de nombreux retours d’autres parents qui partagent nos inquiétudes et ne se sentent pas représentés.

Nous demandons à être entendus.

Prenons le temps de réformer l’école ensemble.

Le blog Parents-Ensembles

La page Facebook

Les signataires :  8alamaison , Agathe VANDAME , Allo Maman Dodo , Annabelle , Audrey, Madame Koala , Aymeric Marlange , Béalapoizon , Bettina Brouard , Buhot Stéphanie , Carole Nipette , Caroline , Ces Doux moments , Chiawaze , Ciloubidouille , Claire Hoenen , Colombe , Cranemou , Cynthia , David Beck , Delphine Gagnon , Doudette , Estelle Peralta , Expressions d’enfants , FashionMama , Florence , FlorenceMKoenig , Gaëlle Picut , Gauthier Vranken , Ginie Femmesweetfemme , Harmony Rouanet , Henry le Barde , Isabelle Duvert , Jane Gueneau aka. Libelul , Julesetmoa , Julie B , Julie Dessagne , Julien , Juliette Merris , Karine Un bébé pour mes 30 ans , La Poule Pondeuse ,LN moitoutetrien , Lulu From Montmartre , Lydiane Le Roy , M Delobel , Madame , Madame Parle , Madame Zaza of Mars , Madame Ziadeh , Maman nanou , Mamanwhatelse , Marc Guidoni , Marie-Gwénaëlle Chuit , Marlène Schiappa , Mauvais Père , Mazzhe , Michaëla Avventuriero , Michèle, Maman on bouge , Missblogdel , MissBrownie , Naddie , Nadine A , Nicolas Gilbert @zegilbos , Pourquoisecompliquerlavie , Sabine , Samuel Lamotte d’Incamps , Sandra Elle , Sandrine Donzel , Sophie Reynal , Tetedeblog , Till the Cat , Unperfect mum , Voilapapa , Yusaku (Père de 3 enfants) ,

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Les places à la messe, c’est sacré

7 octobre 2012

La messe, c’est sacré. C’est sacré à cause de l’Eucharistie et du coup elle est sacrée pour les fidèles. Tellement sacrée qu’elle l’est aussi pour de mauvaises raisons parce que ce salaud de Satan s’y entend comme personne pour nous tenter, même là.

Mon enfance, c’était les années 60.

Dans l’église de mon village, celle qui est là sur la photo, près de l’autel les chaises et dans le fond de l’église, les bancs et dans la chapelle de droite le banc des châtelains. Les bancs étaient réservés par familles. Les plaques portaient le nom des familles. Celui de ma grand mère, c’était le 5ème à droite en montant vers l’autel. Tant qu’elle était vivante, je n’ai pas eu le droit de m’asseoir plus haut, plus vers l’autel…. Arghh. Ma mère aujourd’hui encore a du mal à monter au delà de la 1ère travée, même si la porte du fond n’est plus jamais ouverte et si tout le monde entre par la porte « du château » qui en plus était une toute petite porte. Ma grand mère me répétait que les derniers seront les premiers ….

C’était aussi l’époque de la « tenue du dimanche », chaussures bleu marine, gants blancs, etc. Tous les garçons du catéchisme du village étaient enfants de chœur, assis sur les bancs devant les stalles et les filles du village étaient dans les stalles. Les filles faisaient la quête. Je n’ai pas eu le droit non plus car je n’allais dans le village que pour les vacances. Et en racontant, ça me rappelle aussi les cartes de messe que je devais rapporter au KT, tamponnées ou signées par le prêtre de mes lieux de villégiature ….

C’était avant Vatican 2. Vu d’ici, aujourd’hui, tout cela est rigolo, vieillot …. Oui.

Oui mais, cette sorte de reconnaissance appelait peut-être le bénévolat ? On m’a expliqué que les rangs les plus proches de l’autel étaient attribués en fonction des services rendus.  La présence « obligatoire » entraînait peut-être plus de présences (cf carte de messe) ?

Je me demande parfois si le côté « on se fiche de la forme du moment qu’il y a le fond » n’a finalement pas fait disparaître le fond avec la forme. D’ailleurs quand j’étais petite, plus de 3 enfants sur 4 étaient baptisés, aujourd’hui, à peine 1 sur 3.
Quand j’étais petite, plus de 2 mariage sur 3 étaient religieux, aujourd’hui, 1 sur 3 (je parle de mariages, entre un homme et une femme hein, pas de mariage unisexe, pas de PACS et autres unions non formalisées).

Alors bien sûr, ce n’est pas la disparition des places réservées qui est la seule cause de tout cela. Quoique … Comme le disait Pascal (Blaise), si tu n’arrives pas à prier, mets-toi à genoux et ça viendra. Alors, les gestes, les formes et les contraintes ne sont peut-être pas aussi inutiles qu’on veut nous le faire croire aujourd’hui.

Vous aurez noté que pendant la même période, les plaques des comptoirs de bistrots ont aussi disparu et que de la même manière, la consommation d’alcool en France a baissé de moitié pendant la même période …. (non, ce n’est pas une blague !)

Bien sûr vous avez raison. Mais de même qu’un prêtre déguisé 😉 en prêtre permet d’être reconnu de tous, que les enterrements qu’on voyait avant et qui sont cachés aujourd’hui rendaient la mort familière, que les règles libèrent (mais si, mais si) vous savez bien que les choses sont neutres, c’est l’esprit, l’Esprit qu’on y met qui en fait la valeur et l’efficacité.

Ces Mme E Duval les voulaient ces plaques et dans le beaucoup qu’elles étaient prêtes à faire pour les avoir, il n’y avait probablement pas que des vanités, des mesquineries. Peut-être y avait il aussi un souhait humain de récompense, d’avant goût de la récompense ultime.

Quand Fistonchéri était petit, j’étais de la paroisse de la Trinité, avant et ensuite lorsqu’elle a été confiée par le Cardinal Lustiger à la communauté de l’Emmanuel. Nous avions l’habitude d’être au premier rang. Parce que les premiers rangs des églises sont les derniers à se remplir, parce que nous avions un petit enfant et qu’au 1er rang, il voyait l’autel au lieu des fesses de la dame de devant, et que regarder ce qui se passe à l’autel est le meilleur moyen de faire vivre la messe aux petits.

De l’autre côté au premier rang également d’habitude,  une autre famille dont l’enfant était une jeune fille d’une vingtaine d’années, atteinte d’une maladie neurologique que je ne suis pas capable d’identifier. Elle avait toujours la tête de côté, bavait quasi en permanence et poussait des cris gutturaux. Elle avait reçu les sacrements et la communion se terminait toujours par elle, sa mère attendant que les files soient passées pour aller vers le prêtre.

Un dimanche, France Culture est venu enregistrer la grand messe. Il faut dire aussi que Olivier Messiaen, l’organiste de la Trinité était encore vivant et que la chorale était excellente. Ce dimanche-là, le curé est venu nous voir pour nous demander de nous éloigner avec fiston chéri parce que les micros étaient au dessus des premiers rangs et il nous a expliqué qu’il savait bien que Fistonchéri était habituellement sage, mais que quand même, les micros, la radio, toussa toussa ….

C’était notre paroisse. Ce nouveau curé l’avait rendue vivante, même si nous n’étions pas de la communauté de l’Emmanuel, le travail qui était accompli nous plaisait. Nous nous sommes éloignés des micros.

La famille avec la jeune fille handicapée mentale est arrivée et s’est installée à sa place habituelle sous les autres micros. J’ai regardé notre curé, il a tiré la tronche mais n’est pas allé demander à cette famille de se déplacer !

Vous devinez aisément toutes les pensées qui me sont venues : ça allait du nark niark au curé ok, pas joli joli, mais c’était un peu mérité quand même en passant par et en plus il est trouillard, il n’ose pas demander à déplacer une handicapée ce qui est quand même une forme de stigmatisation à rebours et puis finalement c’est bien que les auditeurs de France Musique sachent que la messe c’est aussi pour les handicapés même si je crains que les cris ne leur aient pas été expliqué.

J’avais oublié cette anecdote qui m’est revenue depuis ce matin que je réfléchis à ce qui s’est passé à la chapelle de la rue du Bac et aux leçons que je peux en tirer.

A la Trinité, j’étais restée pour la messe. Ce matin, j’ai quitté la paroisse. J’aurais peut-être pu dire à Fistonchéri qu’il pouvait aller avec sa fille dans la partie de la chapelle pour les familles et que nous l’y rejoindrions. Pour ceux qui ne connaissent pas, il y a un aquarium vitré pour les familles afin que les enfants ne dérangent pas les autres fidèles.

Donc, ce matin j’ai préféré ma colère (aussi sainte que je veuille la croire) à la messe. Rien que pour cela, j’ai commis une erreur de jugement. J’aurais dû rester et tenter d’obtenir que mon fils reste aussi.

Tout cela pour dire que même la messe est source d’une palanquée de péchés pour tous.

Mais je tiens à dire aussi qu’une foi qui, à raison, veut accueillir les enfants, même à peine conçus, qui souhaite que les familles restent unies et que les enfants cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes peut aussi envisager de les garder à la messe.

Et je ne parle pas des prêtres qui, je le sais, ne demandent pas mieux.

Je parle des paroissiens, de tous ceux qui en dehors des salons où ils exposent leurs convictions sont toujours dérangés par les enfants, les vieux, les malades. Tout ce que j’ai dit sur Jésus et les enfants dans mon premier billet d’aujourd’hui reste vrai.

J’ajoute que Jésus dérange. Pas seulement ceux qui n’en veulent pas mais aussi ceux qui se réclament de lui.

Une Eglise sans enfants

7 octobre 2012

Aujourd’hui, nous avons voulu aller à la messe à la chapelle de la Médaille miraculeuse. Nous, c’est-à-dire, une amie, Fistonchéri, Bellefillechérie, leur fille de neuf mois et Marichéri. Nous le faisons assez régulièrement

Enfin, ça c’était notre projet. Sauf que notre petite fille n’a pas été autorisée à entrer : c’est un bébé, donc elle risque de bouger, de pleurer, de faire des bruits, bref d’être gênante. Donc son père est resté dehors avec sa fille. Moi aussi, du coup !

C’est inacceptable ! Il y a, je le sais de nombreuses églises (dans les grandes villes)  qui ostracisent les enfants pour des tas de bonnes raisons. Et nous le savons tous, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Quand vous allez à des mariages, il est facile de reconnaître les enfants qui ont l’habitude de la messe : ils ne courent pas dans tous les sens, se lèvent comme tout le monde, s’assoient en même temps que les adultes, ne parlent pas et ne demandent pas tout le temps quand ce sera fini ! Les autres, chapitrés ou non par leurs parents ne tiennent pas en place.

Alors les paroisses des grandes villes ont inventé, probablement pour éviter tous ces mouvements, les messes des familles. En réalité des messes pour crétins. Tout y est « simple » les chants, paroles et mélodies et le sermon ! Au lieu que le sermon soit fait pour des adultes, à charge pour les parents d’expliquer à leurs enfants ce qu’ils n’auraient pas compris d’un sermon pour adulte, ce sont des sermons « pour enfants » et j’imagine que c’est aux enfants d’expliquer aux parents ce qu’ils n’ont pas compris…

Il y a aussi des paroisses qui laissent les enfants avec les parents sauf pendant la liturgie de la parole : des bénévoles récupèrent les enfants et les distraient pendant cette partie de la messe puis les ramènent pour l’Eucharistie. Mieux déjà.

Mais dans quel monde vivons-nous si même les catholiques pratiquants, les 4,5 % de français qui vont à la messe une fois par mois (?!) séparent les familles avec enfants des familles sans enfants, séparent les familles, du coup séparent les vieux des jeunes, les jeunes des moins jeunes ? Déjà, la maladie, l’hôpital, la prison, l’éloignement, sont des motifs de séparation et les paroisses en inventent d’autres !

Notre religion est faite de ceux qui veulent suivre un homme, le Fils de Dieu, qui est venu et qui entre autres milliers de choses a tout fait pour éviter les clivages : juif, il a mangé avec des non juifs et avec un collecteur d’impôts (et se l’est vu reprocher d’ailleurs), il a refusé de lapider une femme adultère, il a bu l’eau offerte par une Samaritaine (et Dieu sait si les Samaritains étaient méprisés/ostracisés par les Pharisiens),  il a aimé les pécheurs (paresseux, dépensiers, jouisseurs, menteurs, vantards, complétez vous-mêmes la liste des péchés que les évangélistes ont relatés), il a proclamé Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux.

Il a dit aussi le même jour Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Un autre jour, il a même dit encore plus clairement (Marc 10, 13 à 16)

On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit: Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains

Les tout petits ont le cœur encore pur : ils peuvent voir Dieu et quand par chance, ils ont des parents disposés à leur montrer Dieu, il y a des églises qui n’en veulent pas ! Ils n’en veulent pas pour ne pas déranger les autres.

Cette seule raison, purement chrétienne, d’exemple du Christ, suffit à interdire le comportement de tous ces responsables de paroisses et de chapelles qui ne veulent pas des petits.

Alors non, je dis non pour des raisons humaines et spirituelles :

– une messe n’est pas un spectacle auquel on assiste après avoir payé sa place ! La messe, c’est ce que Jésus nous a demandé de faire pour commémorer sa mort, sa résurrection, pour accomplir ce qu’Il a fait avant de mourir :

« Prenez et mangez, ceci est mon corps qui sera livré pour vous »

– la messe est faite pour tous, catholiques ou non, jeunes ou vieux, saints ou pécheurs, simples en esprits, simples d’esprit aussi, cœurs purs et les cœurs impurs. Elle est dite à la demande du Christ qui ne l’a pas demandé pour récompense pour les « bons » catholiques, bien habillés, instruits et qui chantent juste !

Alors, j’aime beaucoup les sœurs de la Charité, j’aime beaucoup la chapelle de la Médaille miraculeuse. Quand j’ai eu de grandes craintes pour Fistonchéri enfant, je suis allée là-bas, au pied de l’autel comme Marie l’a dit à Bernadette, lui recommander son avenir. Quand mon père a eu son premier cancer, avec Fistonchéri, nous avons demandé aux sœurs de dire des messes pour lui, de prier pour lui. Je parle de ce lieu de pèlerinage marial chaque année à mes élèves de catéchisme.

C’était jusqu’à ce jour mon lieu de messe préféré à Paris. Je ne décolère pas. Sur le site de la Chapelle, il y a cette phrase :

Allons à la chapelle, la Sainte Vierge nous attend.

Mais pas à la messe quand on est un petit ?

Il parait que la colère est un péché mais j’ai eu un père spirituel (ami du Cardinal Lustiger) qui proclamait que parfois il faut avoir de saintes colères. Alors, je me garde cette colère : quand je relis Marc, je la crois sainte.

Kevin et Sofiane

2 octobre 2012
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Vendredi soir, Kévin, Sofiane et trois amis sortent de chez eux. Ils vont se préparer au mariage de l’un d’eux, le lendemain. Quelques minutes plus tard, dans une rue de la Villeneuve, un quartier de Grenoble tristement célèbre, une quinzaine de jeunes leur ont fondu dessus. 21 coups de couteaux, des coups de barre de fer.  Kévin et Sofiane ne se relèveront jamais.

Aurélie, la mère de Kevin a insisté pour que le mariage où Kévin devait être témoin ait lieu, faisant triompher l’amour sur la mort. Au fil des interviews, elle a insisté sur l’importance de construire sur cette tragédie qui “l’anéantit”, quelque chose, afin que ce genre de drame n’arrive plus.

Mardi soir, tout ceux qui ont connu les deux jeunes et tout ceux qui le voudront vont organiser une marche blanche.

Ce soir, je serai dans une ville que je ne connais pas. Je ne sais pas s’il y aura une marche blanche organisée là.

Le Petitchose qui connait cette famille depuis toujours et à qui j’ai piqué  ce texte (l’urgence d’un avion à prendre l’excuse) demande l’aide de tous :

Si parfois les mots ne peuvent pas traduire beaucoup, les prières le peuvent. Et c’est le genre de soutien dans lequel Aurélie, Steven et leurs proches peuvent puiser. Elle est chrétienne, Kévin était devenu musulman… Aucun croyant n’a d’excuse… Et même ceux qui ne sont pas sûrs qu’un Dieu existe peuvent avoir une pensée.

Mardi 2 octobre, au soir, à 18h30, je prierai pour eux et je posterai une photo (je ne sais pas encore laquelle…) sur mon blog avec le hashtag #VagueBlanche et le titre “Pour Kévin et Sofiane”. Je rajouterai un mot de la Bible, ou juste un hashtag #Priere.

Je vous invite à faire de même, ou seulement un tweet, ou seulement une photo sur Twitter, ou seulement un commentaire gentil à la suite de ma photo de demain, ou de ce billet. Mettez moi en cc ou envoyez moi un mail pour me signaler le lien à envoyer à Aurélie.

Je ne sais pas trop comment lancer une chaîne de prière, ni comment c’est sensé marcher. Alors c’est ma façon d’en faire une. Qui L’aime me suive.

 

Une marche blanche de plus. A force, peut-être la stupidité, l’imbécilité reculeront-elles ?

Ce matin, je poste cet appel du Petitchose pour ceux de mes lecteurs qui ne la lisent pas.

Je twitterai une photo.

Et bien sûr je prierai.

Pour ces deux jeunes, pour leurs familles.

Et même pour leurs assassins : qu’ils comprennent ce qu’ils ont fait et qu’ils consacrent le restant de leur vie à penser juste, à faire le bien, à laisser l’imbécilité derrière eux.

Pour que le voeu de cette mère admirable puisse se réaliser : que de ce mal puisse naître une bien.

 

 

Picnic fantastic bourguignon

23 septembre 2012

Ce week-end, c’est en France le 2ème week end de la gastronomie et la Bourgogne a décidé (par son Comité régional du tourisme) de proposer une manière originale d’y participer, un fantastic picnic. Aujourd’hui, c’est à peu près partout en Bourgogne. Hier c’était à Paris pour les Bourguignons parisiens et pour la presse française et internationale.

Il y a plusieurs mois, au hasard des clics sur les liens proposés par twitter, j’ai découvert cette proposition d’un picnic des bourguignons de Paris. Je me suis inscrite et je n’en ai plus entendu parler jusqu’à cet été : j’ai reçu un mail confirmant mon inscription et annonçant le principe.

Le lieu sera gardé secret jusqu’aux derniers instants. Toutefois, restez connecté ! Une première note d’information vous sera adressée par mail le 31 août prochain !

Bon début de teasing ! Le 31 août j’apprends donc que cela aura lieu de 12 heures à 15 heures, dans Paris intra muros et avec un dress code « chic et sans chichi » qu’on m’indiquera plus tard, comme le lieu. J’ai donc ressorti le panier de picnic que nous nous étions acheté il y a une dizaine d’année mais jamais utilisé, tout bien lavé, recherché des serviettes blanches et un thermos pour le café. Teasing suffisamment efficace pour que des amis aient aussi envie de participer à cette célébration parisienne de notre région commune.

La troisième note de début septembre dresse la liste de ce qu’il faut apporter : assiettes et serviettes blanches, de « vrais couverts » mais les verres nous seront fournis et une recette de gougères feuilletées. Je n’ai pas voulu lire qu’un tirage au sort aurait lieu avec comme prix un dîner au restaurant Loiseau des vignes à Beaune.

J’ai lu que les meilleures gougères seraient récompensées par ce dîner. D’accord, cela dit beaucoup sur mon goût de la compétition et sur mon arrogance naturelle : j’ai décidé que j’allais gagner ce dîner pour deux. A la loyale, hein, à la faveur du travail. Dès que la recette m’est arrivée, je l’ai donc testée et répétée. Et je n’ai pas gagné parce que il n’y avait pas de concours. Bon ces gougères sont néanmoins très bonnes et vont devenir LA recette de gougères dans ma famille. Enfin ma version. La recette donnée est en effet, comme toutes les recettes de chefs, une recette qui triche, qui ne dit pas tout, qui permet aux chefs de prouver à toute maitresse de maison normale qu’elle est une mauvaise cuisinière !

Et finalement, mercredi est arrivé le mail avec l’indication du lieu de rendez-vous : les quais de Seine en contrebas de la Tour Eiffel. Il s’agissait donc de visiter Paris par l’intérieur sur un des Bateaux parisiens.

Superbe bateau à bord duquel nous avons été accueillis par un petit orchestre et par un apéritif bourguignon : kir et toastsmini tartines au Soumaintrain. Nous avons retrouvé Doudette et sa famille. Et les poussins de Doudette sont de vrais bourguignons : déjà cet été, ils s’étaient régalés avec mes œufs en meurette et hier, ils ont raffolé des tartines au Soumaintrain. Pour ceux qui ne connaissent pas ces mets typiquement bourguignons, sachez qu’ils sont très goûteux et que pour les apprécier, il faut que les enfants soient nourris à autre chose que les petits pots industriels !

Voici notre tablée :

Doudette raconte ici notre croisière. C’était la première fois que je visitais Paris avec un œil bourguignon et indubitablement, si on devait retirer de Paris ce qui vient de Bourgogne, hommes et pierres, il manquerait beaucoup à Paris : plus d’organiste à Notre Dame, plus d’escalier au Sacré Cœur par exemple ! C’est vrai que notre conférencière, venue exprès de Bourgogne n’aurait pas dû s’excuser autant de cette permanente présence bourguignonne à Paris mais j’ai finalement appris beaucoup alors que je croyais connaître ma ville….

Ce premier fantastic picnic bourguignon était une excellente idée, nous avons passé un moment très agréable. Merci donc aux organisateurs !

Ils nous ont assuré que ce n’était que le premier d’une longue série. Et que chaque prochain picnic propose une nouvelle recette bourguignonne à tester. S’il ne tenait qu’à moi, cela deviendrait le début d’une tradition heureuse pour fêter la gastronomie bien sûr mais aussi la rentrée et l’automne.

Cette année, ce picinic était au soutien de la candidature des climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco. Climat est le mot bourguignon pour terroir. Le Patrimoine mondial est l’appellation attribuée par l’UNESCO, à des lieux ou des monuments ayant une valeur exceptionnelle et universelle : les pyramides d’Egypte ou le Mont Saint-Michel font ainsi partie du patrimoine de l’humanité protégé par la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adoptée par l’UNESCO en 1972. Des images de ce patrimoine ici.

Depuis 2009, les climats des côtes de Beaune et des côtes de Nuits ont décidé de solliciter leur inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. J’en ai entendu parler pour la première fois en novembre 2010 à la vente des hospices de Beaune au cours de laquelle Fabrice Luchini qui présidait cette vente a conduit les enchérisseurs à pulvériser les records de prix. C’est alors que Marichéri et moi avons récupéré notre badge.

Les Climats ont déjà démontré la valeur universelle que représente ce patrimoine et aujourd’hui leur dossier est remis à la France qui doit maintenant décider si c’est ce dossier qu’elle présentera à l’UNESCO. Vous en saurez plus ici. Il faut soutenir cette candidature : les Climats, c’est aujourd’hui le résultat de siècles de travail quotidien : travail de la terre, travail des plantes, traitement du produit pour aboutir à cette perfection que sont les vins extraordinaires.

C’est la consécration de milliers d’humbles qui ont vécu en travaillant dans la recherche du beau, du bon, du mieux, qui avec courage et persévérance se sont critiqués en permanence sans jamais se satisfaire de ce qu’ils faisaient. Leur héritage est vivant ce qui n’est pas le cas des autres lieux déjà inscrits au patrimoine mondial. Ce sera donc aussi la consécration de tous ceux qui consacrent leur vie à maintenir l’excellence de ces vins. Les Climats sont écologiques dans le seul sens fort du terme : préserver la nature, la perfectionner et la mettre au service du meilleur de l’homme : progresser dans la recherche du bien.

Il faut que les Climats soient inscrits au Patrimoine.

La jeune fille et le fromage

15 septembre 2012

Vous qui venez régulièrement sur mon blog avez forcément remarqué que parmi mes blogs préférés, il y a Le Blog d’Alexandre. J’aime ce blog parce qu’il montre non seulement le dévouement d’une mère mais surtout son courage de sortir des sentiers battus trop souvent inutiles des thérapies fondées sur des résultats statistiques, c’est-à-dire qui ne tiennent aucun compte de l’individu. Il parle aussi des bonheurs de cette mère et de ceux de ses fils.

Aujourd’hui, je reçois la lettre d’une amie qui raconte un des moments qu’elle vit avec sa petite fille autiste. Moment de bonheur et de sérénité que je veux vous faire partager :

 « Donc, Marion mange son fromage. Ou plutôt, elle contemple son fromage. J’ai mis dans son assiette un bout du fromage crémeux qu’elle aime à la folie, et à côté un morceau de pain. La volonté de Marion est que la quantité de fromage corresponde exactement avec la taille du morceau de pain jusqu’au bout de sa dégustation. C’est chaque fois pour elle un véritable défi. Agréable au demeurant. Elle mesure le bout de fromage qu’elle a coupé, le compare avec le bout de pain qu’elle a dans la main. Enfin elle mange sa bouchée et me regarde en se frottant l’estomac de plaisir, avant de recommencer l’exercice.

Ça dure.

Cinq fois, dix fois, je me retiens pour ne pas, moi-même en quelques secondes, marier le pain et le fromage.  Or ce soir, je sens que Marion est dans le vrai. Pourquoi gagner du temps ? Suis-je sûre de l’employer mieux que maintenant ? Marion vit intensément ce temps présent, toute à sa recherche d’équilibre entre pain et fromage. Elle accomplit de son mieux ce qu’elle à faire, se moquant éperdument de ce qui se passera dans cinq minutes, comme de ce qui s’est passé il y a trois jours. »

Marion a raison : le bonheur passe par les petites choses du moment présent. Nous l’avons tous expérimenté. Malheureusement, nous laissons trop souvent hier ou demain polluer aujourd’hui. Marion a raison : le bonheur passe par les petites choses accomplies comme si elles étaient Le Moment de notre vie.

J’ai voulu vous faire partager ce moment de joie et de sérénité. Pour l’espoir, parce que c’est un exemple vécu qui montre à la fois que ceux qui ne sont pas comme nous, non seulement ont une vie, mais en plus apportent des richesses et du bonheur à leur entourage. Cette jeune fille a une vie, ce n’est pas la mienne, ni la vôtre. C’est la sienne et elle en est heureuse. Elle apporte aussi de la joie à son entourage.

J’ai déjà écrit contre l’euthanasie et contre l’avortement, et même l’avortement qui se donne bonne conscience et qu’on appelle l’IVG thérapeutique, celui qu’on décide au prétexte que l’enfant qu’on tue ne serait que malheureux si on le laissait vivre.

Je vous ai aussi raconté la vie et la mort d’une grand-mère.

Ces moments sont importants. Si seulement nous savions les voir, les apprécier et les garder en mémoire.

Mon amie fait partie comme moi, des survivants des temps paléolithiques des chrétiens pratiquants. Pour ceux de mes lecteurs qui sont comme nous,  vous devez connaître la suite de son récit :

« À la regarder, je pense au Je vous salue Marie, et que nous demandons l’aide de Marie pour maintenant et pour l’heure de notre mort, mais ni pour hier, ni pour demain.

Et je perçois que pendant l’heure de l’adoration eucharistique, je dois poursuivre la même quête : concentrer ce que je viens de vivre et qui n’est plus, ce que je vais vivre et qui n’est pas encore, dans ce présent contemplatif.

« Merci, Marion, lui dis-je, de m’aider à entrer dans le présent de Jésus ! »

Marion me regarde, sourit et fait son signe de croix.

Mais là, je ne suis pas surprise : le nom de Jésus, elle le connaît. »

Mon amie a monté une heure d’adoration eucharistique hebdomadaire à destination des grands parents qui veulent prier pour leurs petits enfants. Je suis grand-mère et je vais me joindre à ces autres grands-parents qui prient pour tous les petits enfants.

Mur = adulte, ou vieux ?

8 septembre 2012

Est sorti sur Slate.fr un article dont je déteste tout : le titre, les explications et la société de trouillards peureux qu’il révèle et va justifier.

Le titre : «L’âge adulte émergent», cette période avant 30 ans où le cerveau n’est pas mature. Version française ici et complète en anglais ici.

Les explications :  le cortex préfrontal serait l’une des dernières régions du cerveau à arriver à « maturité ». Il s’agit de la zone de responsabilité, de capacité à planifier, prioriser et maîtriser ses impulsions. Et Slate.fr de conclure :

Cette découverte remet en question les fondements mêmes des grandes étapes de la vie au sein de notre société: l’âge du départ du foyer familial, du mariage, du premier job… Toutes ces grandes décisions ont longtemps été prises trop tôt, comme l’explique au Wall Street Journal Jay Giedd, neuroscientifique à l’Institut national de la santé mentale :

«Jusqu’à tout récemment, nous avons dû prendre des décisions assez importantes concernant l’éducation et les plans de carrière, qui nous devons épouser et s’il faut aller dans l’armée, à un moment où certaines parties de notre cerveau ne sont pas encore dans un état optimal.»

Et voilà pour Slate.fr, les Tanguy c’est normal, c’est le cerveau qui n’est pas terminé et les petits chéris de 23 à 29 ans qui ont des diplômes mais qui en veulent d’autres, et encore d’autres ou qui ne trouvent pas de jobs, ou plutôt qui ne trouvent pas LE job de leurs rêves, c’est normal, leur cerveau n’est pas terminé. Le cortex frontal , zone de responsabilité, de capacité à planifier, prioriser et maîtriser ses impulsions n’est pas mûr, pas fini… Et voilà pourquoi votre fille est muette disait l’autre.

Pour Slate.fr c’est pareil : les jeunes ne savent pas prendre de décision, c’est la faute à leur cortex frontal. Et voilà pourquoi les jeunes tanguisent dit Slate.fr.

Mon énervement est multiple.

Que les scientifiques qui étudient les phases d’évolution de quelque chose le mesurent de sa naissance à sa mort est normal : un cerveau nait, grandit, évolue et se désagrège. Ok, mais en tirer trop de conséquences sur le comportement psychologique des individus me paraît exagéré.

D’abord, la capacité à planifier, prioriser et maîtriser ses impulsions sont les caractéristiques de l’immobilisme ! c’est-à-dire globalement des caractéristiques de vieux. Je crains que ce développement du cortex frontal ne soit pas mur mais blet…

La maturité pour les 5 fruits et légumes, c’est bien : c’est le bon moment pour les consommer. Mais la vie des être humains n’est pas une produit à consommer à un moment donné. Et dans le cas d’un être humain, c’est quoi la consommation ? Et quel est le bon moment de la vie d’un être humain ?

Quel est le bon moment pour faire quoi ?

Le sous entendu des conséquences de cette « découverte » serait qu’avant 30 ans, on ne peut prendre aucune « bonne » décision. D’abord, il faudrait donc ramener la majorité, la capacité de s’engager à 30 ans. Clairement, 18 ans ou 10 ans, ou 8 ans, voire 25 ans, c’est trop tôt c’est trop tôt. Pourtant ce cher Corneille qui avait alors 31 ans (?!) estimait que la valeur n’attend pas le nombre des années ?

Et puis, c’est quoi une bonne décision ? Par définition, décider c’est essayer d’agir sur l’avenir, c’est parier. Mais on oublie que ne pas décider, c’est la même chose, c’est aussi influencer l’avenir et c’est autant un pari. Comment savoir à quel point bonne sera une décision ?

Décider de ne décider que raisonnablement, c’est d’abord vivre avec la trouille au ventre, c’est envisager (par je ne sais quelle blocage de l’intelligence) que l’avenir est certain ou que s’il n’est pas certain, il est pire. Je signale au passage que ne pas décider aboutit strictement au même résultat : notre avenir dépend tout autant des décisions que nous avons prises que de celles que nous n’avons pas prises.

Mais je constate que c’est malheureusement le cas de notre société : pas de mobilité géographique, pas de mobilité sociale, pas de mobilité professionnelle. En fait il n’y a de mobilité qu’amoureuse : c’est le seul sujet sur lequel nos contemporains admettent le changement.

Le rêve : avoir toujours le même job. S’ennuyer pendant 40 ans, une paille, n’est pas craint. Ne pas changer de ville. Même quand on habite Châteauroux (ou Guéret ou Lens ou Libourne ou Avallon, ou choisissez vous-même.) L’angoisse : perdre son job. Penser que le job suivant pourrait être mieux ? Non.  L’angoisse : quitter son quartier, son pavillon, ses commerçants. Mais les autres sont bien aussi ? oui, oui, ils sont bien pour les autres, pas pour moi.

Et vous aurez noté que rien de cela ne résulte d’une décision : la ville c’est celle de ses parents, le job c’est le premier qui s’est présenté, le logement itou. Et pour arriver à ce résultat, c’est toute une éducation à la trouille : fais attention à (ne pas tomber, ne pas redoubler, ne pas déplaire à ton patron, ton mari, ta femme, etc.) …. es-tu sûr (d’y arriver, que ça va marcher, que ce n’est pas trop risqué, etc.) … oui mais si jamais (ça ne marche pas, tu perds ton job, tu es malade, etc.) … Bref à force d’hésiter, on devient vieux sans avoir rien fait.

Et pour se marier, c’est pareil. Stupidement d’ailleurs : le mariage est une histoire d’amour, donc de sentiments et la décision ne devrait pas être difficile à prendre ! Eh bien si. D’ailleurs la décision de se marier n’est pas prise au fumeux prétexte du nombre des divorces. C’est sûr que si on ne se marie pas, on ne divorce pas ! Comme si les mariages de trentenaires n’aboutissaient pas au divorce, plus que les mariages des jeunes ! Comme si un mariage mûrement réfléchi protégeait du divorce !

Et c’est comme ça qu’à force de courir dernière le bon/la bonne, on finit sa vie seul/e ce qui est le résultat pourtant prévisible d’un refus de prise de décision. Et on est vieux, et triste et seul. On a tout gagné.

Et pourtant

« Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risques ».

Benjamin Franklin dixit.

Et si on essayait d’arrêter d’être raisonnables, craintifs, sérieux ? Si on se laissait aller à suivre ses idées, ses élans, ses intuitions, ses envies ? Toutes ne sont pas mauvaises.