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Le féminisme, ce qu’il est, ce qu’il n’est pas. Peut-être. Ou pas.

15 juillet 2012

Je suis une femme de cette génération pour laquelle l’égalité des droits était encore à construire, à quelques années près, mais quand même !

Quand j’étais petite fille, je rêvais d’être pilote d’essai, Jacqueline Auriol était mon héros, je construisais des maquettes de Mirage III, oui mais voilà, l’Ecole de l’air n’était pas ouverte aux filles et mes parents n’avaient pas les moyens de me payer toutes les heures de vol qui m’auraient permis d’être pilote sans passer par cette école militaire. Les filles mais sous condition de quotas, ont fini par pouvoir concourir en 1976. Oui, mais je terminais presque mes études de droit

Polytechnique n’était pas ouverte aux filles quand j’ai eu à choisir entre les classes A (littéraires) et C (mathématiques). Les concours de Normale et HEC étaient les mêmes pour garçons et filles, mais Normale Sèvres (filles) ne donnait pas les mêmes jobs que la rue d’Ulm (garçons) et HEC JF formait des assistantes de directions et non pas des cadres commerciaux.

En revanche, mes parents étaient très modernes pour leur époque : ma mère a toujours travaillé en exerçant un job d’homme et ils n’ont pas fait grande différence d’éducation entre mon frère et moi. Je n’ai pas eu le droit d’aller améliorer mon anglais en Angleterre pour que A Nous les petites anglaises ! ne m’arrive pas. Mon frère n’a pas voulu y aller => on restait quand même à égalité. Le seul bouquin que je n’ai pas eu le droit de lire était Le blé en herbe (pour que ça ne m’arrive pas non plus) et mon frère n’a pas lu jusqu’à croiser SAS => on était à égalité. En fait, ce n’est pas tout à fait exact. Sauf en sport, j’étais meilleure que lui partout.

Et heureusement, mes parents vivaient l’égalité des sexes : à un Noël, on e eu tous les deux un circuit automobile Scalectrix. Et je viens de m’apercevoir que j’ai déjà raconté ça ici.

Bref, ils ne faisaient pas de militantisme ni féministe ni genré et quand j’ai eu envie d’apprendre à coudre, Maman m’a acheté ma première Singer – j’ai cousu les voiles de bateaux de mon frère – et quand j’ai voulu apprendre à tricoter, j’ai appris à tricoter et c’est comme ça que j’ai pu faire les robes de baptême de ma petite fille.

Donc, aujourd’hui j’ai un job d’homme, chef d’entreprise, j’aime cuisiner (mais la plupart des grands chefs sont des hommes) coudre (mais la plupart des grands couturiers sont des hommes) tricoter marrant ça, on ne connait pas de grands tricoteurs. J’aime les dentelles, les fourrures, les bijoux, la mode, les fringues, le rugby pas le foot, les voitures (j’ai même piloté des F3 sur circuit !), le vin pas l’alcool, les visites d’usine, etc.

Tout cela pour dire que je suis une femme avec des goûts. De femme et d’homme si on doit les séparer, les genrer, en faire un motif de guerre des sexes. Je suis féministe en ce sens que justement, je considère que toute activité qui m’intéresse m’est autorisée et que tout ce qui limite la liberté des femmes est inique, ignoble, honteux, inacceptable, etc. C’est moi qui ai écrit cet article sur les crimes pour l’honneur, et celui-là sur la mixité à l’école, et d’autres comme aussi celui-ci sur les bienfaits des femmes dirigeantes (trois ans déjà) !

Mais il y a des guéguerres que je ne veux pas mener. J’ai fait cette longue description de mon histoire pour rappeler que je suis vraiment féministe puisqu’apparemment  il n’y a que des femmes pour pouvoir parler de féminisme.

Donc, en tant que féministe, j’ose écrire parce que je le pense, qu’existent des guéguerres dont je considère qu’elles nous (nous les femmes et nous les hommes)  détournent d’une véritable recherche de l’égalité des droits :

  • je ne vois pas l’intérêt de supprimer la case Mademoiselle des formulaires
  • je ne vois pas franchement l’intérêt de râler contre la langue française : mettre au masculin pluriel les adjectifs appliqués à une liste de noms féminins ET masculins. En déduire que cela signifierait que le masculin serait mieux est crétin, borné, imbécile.
  • hurler contre les publicités « machistes » me parait tout autant inutile. Ce sont les femmes qui font les courses alimentaires, s’adresser à elle est seulement logique !
  • ne pas habiller les filles de rose ni les garçons de bleu est réducteur !
  • bien sûr qu’on peut faire de l’humour avec les qualités/défauts supposés féminins ! Sinon je ne pourrai plus me moquer moi-même des défauts/qualités supposés masculins ! vous aurez noté que j’ai accordé les adjectifs de qualités/défauts au masculin, je dois être une traitresse à la cause ! Sinon, je ne vais plus pouvoir dire que le coeur des hommes n’est pas assez fort pour alimenter à la fois leur cerveau et leur sexe 😉
  • l’invention du mansplaining est une faribole qui permet seulement une discrimination disqualifiante. Cela me parait un argument aussi efficace que de dire que les prêtres ne peuvent pas être de bon conseil pour les difficultés de la vie de famille parce qu’ils n’auraient pas de famille ! Ou qu’un médecin ne pourrait soigner que les maladies qu’il a eues lui-même !
  • etc. Je compléterai au fur et à mesure que les idées me viendront et/ou que d’aucunes emprunteront encore des chemins qui ne sont en réalité que des impasses !

Je pense que le féminisme doit viser à obtenir les mêmes droits pour les hommes et les femmes, pas à transformer les femmes en hommes ! Ni les hommes en femmes.

Bien sûr que les femmes font plus de ménage et de lessive que les hommes. Mais Mesdames, laquelle d’entre nous est disposée à vivre dans un appartement d’homme célibataire ? Statistiquement très peu d’entre nous ! Et eux, ne voient pas l’intérêt de faire le ménage toutes les semaines ! Ils se fichent de l’ordre et du propre, version féminine. Ils feront le ménage le jour que nous cesseront de le faire. Et, à propos des courses (cf. la publicité pour l’huile d’olive, les hommes feront les courses le jour où nous ne râleront plus quand ils ne les font pas comme nous ! De ce point de vue, NOUS avons un problème : si ce n’est pas fait comme NOUS l’aurions fait, nous râlons.

Non, nous ne sommes pas identiques. Les hommes et les femmes sont différents : physiquement, psychologiquement, intellectuellement. Les hommes ne sont pas mieux que nous. Les femmes ne sont pas mieux que les hommes. Nous sommes différents.

Non, Mesdames, nous ne sommes pas obligées de porter des tailleurs tristes imitant les costumes des hommes pour être des femmes d’affaires. Non, nous ne sommes pas obligée d’habiller nos filles comme des garçons pour éviter de genrer nos filles ! Ou alors, nous devrions aussi mettre des robes à nos garçons !

Oui, les petites filles aiment les robes de princesse, ce n’est pas grave. Oui, les petits garçons sont plus bagarreurs que les petites filles, ce n’est pas grave. Et je ne crois pas que ce soit d’éducation, je crois que c’est de nature.

Je crois que c’est par l’éducation (qui ne passe pas par le port du pantalon et l’interdiction du rose) que toutes les petites filles pourront penser qu’elles peuvent avoir n’importe quel objectif, que c’est par l’éducation que les garçons apprendront que les filles ne sont pas plus à leur service qu’eux-mêmes sont au service des filles…. Avoir des objectifs et les atteindre, pas changer de nature.

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45 commentaires leave one →
  1. Doudette permalink
    15 juillet 2012 18:11

    100% d’accord.
    Signé : Doudette, femme qui travaille (beaucoup) dans un milieu d’hommes, qui a offert des voitures à sa fille et des poupées à son fils (sans grand succès, la fille préférant les robes qui tournent et le fils la Grande Armada).

  2. Bouli permalink
    15 juillet 2012 18:18

    Deux remarques :
    – Il me semble que le féminisme n’a jamais revendiqué que les femmes deviennent des hommes (au sens « biologique » et en terme de genre), mais pour que tous soient égaux.
    – Les filles aiment les robes de princesse par nature ? Je vous conseille de lire Margaret Mead sur le conditionnement culturel (« Mœurs et sexualité en Océanie », bouquin très intéressant), vous verrez que cette affirmation est fausse.

  3. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    15 juillet 2012 18:54

    @ Doudette
    Bienvenue ! et merci. Peut-être avez-vous vu aussi que je me suis fait dézinguer sur Genre ? Mais je m’en remettrai. 😉

    @ Bouli
    Malheureusement si, certaines théories féministes considèrent qu’il n’y a qu’une seule espèce humaine et que les différences sexuées sont toutes artificielles, ie culturelles.
    Oui je connais Margaret Mead. Il est évident que certaines différences sont culturelles (à la fois géographiques et historiques). Mais pas toutes. Le nier est aussi crétin que l’inverse.

    Mais mon propos n’était pas de critiquer les théories du genre, d’autant que pour l’essentiel, je suis assez d’accord avec cette approche. Ce que je voulais dire est que l’égalité homme/femme ne doit pas passer par des détails comme les publicités, la couleur des bodies des bébés. La plupart des voitures sont achetées par des hommes : que les publicitaires s’adressent majoritairement à eux ne me choque pas.

    Et notez que j’ai choisi toute seule ma voiture (une grosse, de mec) ! Mais que je me suis mise dans une rogne noire, un jour que je me garais dans un centre commercial et qu’un abruti de mec limité m’a interpellée : « ça va, elle pas trop grosse à garer, la belle tuture ? » je lui ai répondu « non ducon, et puis tu sais quoi, je me la suis payée toute seule, avec MON argent, que j’ai gagné TOUTE SEULE ! » et le pire : ce crétin majeur a demandé à mon mari si c’était vrai ! mais, je ne suis pas certaine que ce type ait plus de deux neurones ! Mais je ne suis pas certaine non plus que ce soit typiquement masculin.

  4. Bouli permalink
    15 juillet 2012 19:05

    Je suis d’accord, il est évident que les publicitaires s’adressent à une cible en particulier : celle qui achète le produit. Cependant, prenons l’exemple des produits ménagers. Un fabricant s’adressera en priorité aux femmes, les mettant exclusivement en scène dans ses pubs parce qu’il sait que ce sont en majorité les femmes qui gèrent le ménage. Or, on peut alors se pose deux questions :
    – pourquoi ce sont les femmes qui font les tâches ménagères ?
    – en mettant en scène exclusivement des femmes qui font le ménage, est-ce qu’on entretient pas cette inégalité dans la répartition des tâches ménagères ?
    A partir de là, il devient légitime de lutter contre les pubs qui entretiennent les stéréotypes. C’est un combat parmi d’autres, car pour arriver à l’égalité, il faut lutter sur plusieurs fronts.

  5. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    15 juillet 2012 19:52

    @ Bouli

    Pour le ménage, l’expérience (mes amies, mon entourage, ma famille) montre que (comme je le sous entendais dans l’article, les femmes (dont moi d’ailleurs) se sentent mieux dans un environnement propre et ordonné et que l’idée que les femmes ont du propre n’a rien à voir avec celle des hommes.

    C’est pour cela que je propose que les femmes qui en ont assez de faire le ménage ne le fassent plus. Et qu’elles attendent que leur homme s’y colle. Et qu’elle ne râlent pas si l’homme qui fait le ménage ne le fait pas comme elles ! Le problème est, je le crains, qu’elles ne tiendront pas aussi longtemps que les hommes. C’est en voyant mon mari et mon fils NE PAS VOIR que je ne faisais pas le ménage que je m’en suis aperçue. Alors j’ai arrêté de faire le ménage en croyant que je leur arrangeais un cadre de vie agréable : ils n’en avaient rien à faire ! Maintenant je le fais quand j’en ai envie et uniquement pour moi.

    Pour arriver à l’égalité de ce point de vue, il faudrait qu’on change soit LEUR manière de voir, soit la NOTRE. Et moi je n’ai pas envie de changer ma manière de voir et du coup, je n’envisage pas de changer celle de mon mari….

    Et en réalité, que les publicités de grosses voitures soient faites pour les hommes ne m’a pas empêchée d’en acheter une.

    En fait plus que les publicités, ce qu’il faudrait changer, c’est la capacité des femmes à se massacrer en croyant qu’elles séduiront des hommes …. mais cela mérite un post entier (que je ferai un jour certainement)

  6. Lola permalink
    15 juillet 2012 22:08

    « Les hommes et les femmes sont différents : physiquement, psychologiquement, intellectuellement.  »

    Des études scientifiques ont prouvé qu’hommes et femmes naissent avec les exacts mêmes cerveaux, aux parties développées de la même manière, bref, en toute similarité.
    Seuls l’éducation et le formatage au sein desquels nous évoluons nous différencient et créent donc « Le genre ».
    Notre seule nature c’est d’être humain, notre unique différence, celle innée, se situe au niveau de notre appareil reproductif et de nos parties génitales.
    Tout le reste a été voulu. Les femmes sont aussi sensibles et courageuses que les hommes. Certains humains sont plus ceci ou cela indépendamment de leur sexe.
    Vos convictions sont erronées, voire dangereuses pour notre liberté à tous et à toutes. Celle d’être qui nous sommes vraiment et non pas d’être ce que les gens bien pensants espèrent.

  7. 15 juillet 2012 22:56

    Parler au nom de l’ensemble des femmes en te basant uniquement sur ton expérience personnelle et celle de ton entourage proche ne te semble pas un peu réducteur?
    Je vis entourée d’hommes maniaques et de femmes bordéliques. Dois en déduire que les hommes sont plus sensibles à l’ordre et la propreté que les femmes? Je ne pense pas.

  8. 16 juillet 2012 08:41

    «l’idée que les femmes ont du propre n’a rien à voir avec celle des hommes»

    Des études systématiques me démentiront peut-être, mais mon expérience des jeunes hommes et femmes de ma génération montre plutôt le contraire. Il n’y a pas de différence majeure sur la propreté et le rangement. J’en vois une surtout en ce qui concerne la décoration d’intérieur, qui reste une préoccupation plus féminine que masculine (mais là aussi je connais des contrexemples: jeunes femmes qui s’en fichent et jeunes hommes qui s’en soucient).

    Quant au combat féministe sur les présupposés culturels (et donc pas uniquement sur l’égalité de droit dans la loi), là encore c’est sans doute une question de génération. Nous ça nous intéresse de bosser là-dessus et on y voit un intérêt car ça permettrait de faire bouger les choses pas uniquement dans les textes mais aussi dans les comportements et les motivations des personnes (par exemple le fait qu’à 6 ans les garçons et les filles à égalité veulent devenir président de la république plus tard, tandis qu’à 15 ans ce sont très majoritairement les garçons qui s’imaginent avec de telles responsabilités… entre temps les exemples sociaux et culturels, les messages insidieux, sont passés et on fait leur travail de différentiation).

  9. Genn permalink
    16 juillet 2012 10:13

    « Ce sont les femmes qui font les courses alimentaires »
    Au secours ! C’est absolument incroyable de lire ça en 2012. Franchement, je n’en crois pas mes yeux. Je ne sais plus s’il faut rire ou pleure !
    Mon homme fait autant les courses que moi (en fait, généralement, on les fait à deux). Et quand je suis au supermarché, je vois tout autant d’hommes que de femmes. Regardez autour de vous la prochaine fois que vous ferez les courses ! Ah, et je suis bordélique, et mon homme est bien plus maniaque.

    Pas étonnant que vous ne compreniez pas pourquoi les féministes s’insurgent contre des clichés et des schémas qui cantonnent les femmes à la sphère domestique, ce qui n’est plus la réalité : vous pensez encore que c’est la réalité ! Pire, vous le légitimez alors que tout-e féministe (ce que vous prétendez être) devrait s’insurger contre le fait que les femmes sont toujours cantonnées aux tâches domestiques, alors qu’aujourd’hui elles travaillent !

    Outch, j’avais rarement lu autant de clichés dans un seul texte… S’il vous plait, ne vous dites pas féministe : vous ne l’êtes pas ! Réclamer les mêmes droits pour les femmes que pour les hommes, ne vous déplaise, ça veut également dire réclamer le droit au CHOIX : le droit de ne pas être définie par sa condition maritale (les hommes ne le sont pas), le droit de ne pas être cantonnées aux tâches ménagères, le droit que nos petites filles ne soient pas, justement, OBLIGEES d’aimer le rose et les princesses (car ce n’était pas le cas quand j’étais petite, et que la mode des princesses n’est qu’une question de gros sous et de cantonnement des filles dans la féminité, justement ; c’est une prison et rien d’autre. Ma nièce n’aime pas les princesses. Pourtant, à 4 ans, elle le sait : « Je suis une fille, donc je dois aimer les princesses » : merci de cette société que vous voulez nous donner !)…

    Le CHOIX ! C’est ce que les féministes demandent. Qu’est-ce que ça a de si choquant pour vous ?

  10. rogere@live.fr permalink
    16 juillet 2012 14:30

    Je ne suis navrée, mais vous n’êtes pas féministe.
    Vous représentez, malgré vous, l’archétype de la femme qui fait mal à l’image de la femme, en réunissant une somme monumentale de clichés sexistes que vous érigez en preuve de votre féminisme.
    Ce n’est pas grave. Vous êtes apparemment heureuse, c’est l’essentiel.
    Mais, s’il-vous-plait, ne pensez pas représenter toutes les femmes, ne parlez pas de féminisme quand vous ne comprenez pas son sens.

    La remise en question est difficile, mais réellement, vous n’êtes pas féministe.

  11. Nerdanel permalink
    16 juillet 2012 15:49

    « Eux, ne voient pas l’intérêt de faire le ménage toutes les semaines ! Ils se fichent de l’ordre et du propre, version féminine. » => Ça me fait penser à une phrase que Rousseau avait écrite en son temps et qui disait en substance qu’il était bien évident que les femmes n’aimaient pas lire, qu’elles préféraient naturellement s’occuper du ménage, et qu’on n’avait donc pas besoin de leur apprendre à lire…

    Tout ça pour dire que je suis hyper sceptique (pour ne pas dire plus) quant au supposé poids de l’inné dans ce que les unes feraient mieux que les autres et inversement ; en plus, pour en rester au ménage, si je me limite à mon entourage, j’observe carrément l’inverse de ce que vous écrivez, sans pour autant évoluer au milieu d’hommes particulièrement sensibles à LA cause – pour laquelle il faudrait avoir une attestation, si j’en juge par certains commentaires…

    Mais au-delà, merci de réaffirmer que ce qui qui compte, c’est d’avoir le choix ! Et que ce n’est pas un drame si les filles s’habillent en rose ! Bon, par contre, sur le mademoiselle, très franchement, non, quoi… Ou alors avec un mademoiseau en face, ça, ce serait drôle.

  12. 16 juillet 2012 15:55

    J’aurais cru que, au-delà des relativismes culturels (et donc d’éducation et de coutumes), une seule chose intéresse le féminisme, mouvement politique de fait, qui est les droits des femmes. Ce qui se passe dans la vie de chacune, selon son milieu, est parfaitement intéressant et illustre bien ce qu’il manque.

    Cependant, ce que nous avons toutes en commun c’est l’épée de Damoclès féminicide, bien fourbie pour nous remettre à notre place lorsque nous nous éloignons du droit chemin dicté par le système phallocrate et phallocrite dans les pays où la loi parle sans ambages en faveur de l’égalité femme/homme http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/feminicide-lexique.html

    Et je vous arrête tout de suite, n’allez pas dire que les hommes aussi car ces violences-là jusqu’à l’ultime dénouement ne leur sont jamais faites par sexisme négative à leur détriment. Au pire et cela existe subissent-ils le joug phallocrate aussi.

  13. l'elfe permalink
    16 juillet 2012 17:28

    Quand même je trouve ça assez paradoxal parce que tu te dis féministe et tu dis en substance que c’est normal qu’il y ait que des femmes dans les pubs de produits alimentaires ou ménagers parce que « ce sont les femmes qui font les courses ». Comme si naturellement, biologiquement, c’était aux femmes de faire les courses, comme si le fait d’avoir une société divisée en hommes-qui-travaillent et femmes-qui-font-les-courses (et le ménage, et changent les couches, et travaillent aussi mais sont moins bien payées parce qu’elles doivent aussi s’occuper de la maison et des gosses) c’était quelque chose soit de souhaitable, soit d’inévitable. De deux choses l’une: soit c’est biologique, et dans ce cas, rien de répréhensible à ce qu’on représente toujours les choses ainsi. Soit c’est culturel, et dans ce cas, hé bien la culture, ça passe par toutes les formes de communication, y compris la publicité. Donc on ne fait pas que représenter le modèle de la ménagère, on le propage également. D’ailleurs, les publicitaires refusent l’évolution de la société, et en le faisant, ils freinent cette évolution. c’est de plus en plus « normal » que les hommes fassent les courses ou changent les couches, mais ça ne le sera jamais vraiment tant que les médias ne le représenteront pas.

  14. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    16 juillet 2012 19:38

    @tous et toutes : merci de votre intérêt.

    Je pense que même si pour certaines commentatrices ici, je suis un tas de clichés, destructrice des femmes, et idiote, certaines féministes se trompent d’objectif. Mais c’est vrai que je ne serais pas féministe !

    @l’elfe
    Non, je n’ai pas dit que c’était normal que les courses soient majoritairement faites par les femmes. J’ai dit que majoritairement (quelles que soient les raisons) elles font les courses.
    Je pense qu’avant de demander aux publicitaires de faire des publicités pour des cibles qu’ils n’ont pas, on peut peut-être changer les cibles. Les publicitaires ne sont pas imbéciles : ils suivront.
    Je suis choquée par l’idée que l’on considère les publicités comme source d’éducation.
    J’ai beaucoup râlé dans ce blog contre les différences de rémunérations, y compris à propos de l’argent de poche que les parents donnent à leurs enfants ….

    @lola 1 – ce qu’il y a de bien avec la science, c’est qu’elle change d’avis. 2 – considérer que le cerveau ne réagit qu’à la culture (et pas aux hormones par exemple) me parait réducteur. 3 – vous n’avez pas lu le post que j’ai écrit, il y a presque trois ans : effectivement aujourd’hui on sait qu’à la naissance, les cerveaux sont semblables mais on a constaté aussi qu’ils ne se développaient pas de la même manière. Le nier me parait dangereux.

    Et non, ce n’est pas en supprimant la case mademoiselle qu’on règlera un problème (je ne sais pas lequel d’ailleurs). Homme ou femme, il fallait indiquer si on était marié, ou divorcé, ou etc. Et en plus au nom de quoi, le titre de Mademoiselle peut paraître diminuant, discriminant ? et pas celui de Madame ? Et puis, rien n’interdisait de cocher la case Madame ! Moi, je cochais Madame et à la ligne nom, je ne remplissais que le nom de jeune fille : l’administration et moi avons survécu. 😉

    Aujourd’hui, en France, une femme peut faire n’importe quel job. Celles qui ne le font pas sont comme les mecs qui ne font pas non plus le job de leur rêve.

  15. 17 juillet 2012 09:53

    Ton mari et ton fils voient très bien le désordre mais ils savent parfaitement que le temps joue en leur faveur et qu’en définitive c’est toi qui fera le ménage gratuitement ainsi que tu as élevé les enfants gratuitement même si à la fin tu n’auras presque pas de retraite.
    D’accord si ton mari ne se barre pas avec une plus jeune que toi quand tu seras ménopausée alors tu bénéficieras de la sienne de retraite. Mais peut-être es-tu l’une de ces rares privilégiées qui possèdent un héritage/gagnent très bien leur vie (m’étonnerais sinon tu prendrais une bonne) et alors tout va bien (surtout que tu aimes faire le ménage gratuitement).

  16. 17 juillet 2012 10:49

    « Oui, les petites filles aiment les robes de princesse, ce n’est pas grave. Oui, les petits garçons sont plus bagarreurs que les petites filles, ce n’est pas grave. Et je ne crois pas que ce soit d’éducation, je crois que c’est de nature. »

    Ce n’est pas de nature, c’est simplement lié à l’éducation, à l’environnement (à la publicité également qui a une large influence sur la manière dont les enfants peuvent percevoir le monde si ce n’est pas déconstruit).

    Ce billet se mord quelque peu la queue. D’un côté, tu affirmes ton féminisme, de l’autre tu tombes dans tous les clichés propres au patriarcat en distribuant de manière péremptoire les différents « rôles » présupposés des femmes et des hommes (ménages, courses etc…)

    Cerise sur le gâteau: le fameux « mademoiselle » qui est une lutte qui peut sembler symbolique mais qui est avant tout souligne que le langage structure notre pensée et que, de fait, un langage sexiste ou discriminant orientera la pensée dans ce sens.

    D’où la lutte pour le bannissement du mademoiselle, discriminant par rapport au monsieur passe partout et ne faisant en aucun cas état du statut marital d’une femme.

  17. 17 juillet 2012 11:45

    Très intéressant billet, y compris sur la partie « historique » 😉 Vous connaissant, vous n’êtes pas franchement une vieille croulante, et ça remet un peu les idées en place de réaliser qu’à une seule génération de moi, une fille n’avait pas la possibilité de faire les mêmes études que les garçons et qu’HEC pouvait avoir le culot de préparer les filles sur la base du même concours à des emplois différents.

    Pour ce qui est de la partie publicitaire, certains semblent en effet avoir une tendance à gober le discours de créatifs qui se proclament artistes. La pub, c’est pas de l’art, c’est fait pour vendre. Ils s’adressent à leur clientèle potentielle et si, aujourd’hui, ce sont majoritairement les femmes qui font les courses, eh bien les publicitaires s’adressent aux femmes. Les annonceurs ne sont pas des militants politiques (et quand ils s’y essaient, c’est généralement dans leur intérêt financier bien compris).

  18. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    17 juillet 2012 18:46

    @Euterpe Ben euh non.

    Ce qu’il y a de bien dans votre commentaire, c’est qu’il montre que vous n’avez même pas LU mon article. J’ai écrit que j’étais « chef d’entreprise » : vous avez zappé ça dans votre lecture ?

    Ensuite, j’ai élevé mon fils seule parce que j’étais seule et gratuitement, effectivement parce que son père ne payait pas de pension alimentaire. Donc, j’ai dû gagner sa vie et la mienne. Et je lui ai appris à repasser ses chemises et à faire la cuisine. Il continue d’ailleurs même maintenant qu’il est marié !

    J’ai une femme de ménage mais ce papier ne parlait pas particulièrement de moi, j’ai écrit que « majoritairement les femmes » faisaient le ménage. C’est « majoritairement » ou « les » que vous n’avez pas compris ?

    J’ai presque 60 ans, alors la ménopause est déjà arrivée et j’en suis ravie. Et, cerise sur le gâteau, mon mari est plus jeune que moi !

    Conclusion : je me suis battue POUR ma vie. Pas CONTRE des fantasmes en espérant que d’autres publicités arrangeraient ma vie !

    @nhetic je sais, je suis un amas de clichés qui fait du mal aux femmes, @genn l’a déjà très bien démontré.

  19. 17 juillet 2012 20:02

    En fait, je répondais à cette phrase de tes commentaires : « C’est en voyant mon mari et mon fils NE PAS VOIR que je ne faisais pas le ménage que je m’en suis aperçue. Alors j’ai arrêté de faire le ménage en croyant que je leur arrangeais un cadre de vie agréable : ils n’en avaient rien à faire ! Maintenant je le fais quand j’en ai envie et uniquement pour moi ».

    Donc tu es privilégiée et n’a aucun problème et tu estimes que tout ceci tu le dois à ta seule volonté.
    Parfait.
    Seulement la plupart des femmes n’ont pas cette vie-là et ce n’est pas parce que ce sont des imbéciles et que toi tu as plus de caractère, tu es plus intellligente ou plus ceci ou plus cela, c’est parce qu’il existe une chose qui s’appelle le sexisme et qui empêche la plupart des femmes de développer leurs talents.
    Si tu n’es pas au courant, il faut t’informer au lieu de te vanter d’un côté et de blâmer de l’autre les femmes qui luttent contre cette chose.

    Quant au ménage, non, les femmes ne sont pas génétiquement programmées pour faire le ménage. Il a été décidé par une assemblée d’hommes qui s’est réuni de 1545 à 1563 (le Concile de Trente) que les femmes devaient faire les travaux domestiques et être exclues des affaires publiques.

  20. 17 juillet 2012 20:28

    haha, le concile de trente qui décide que les femmes vont rester à la maison désormais .. et ce, de manière rétroactive, jusque dans l’antiquité ! trop bon.

  21. 17 juillet 2012 21:32

    cher do, que trouvez-vous « bon » ? Expliquez-vous.
    En effet, la femme a été frappée d’incapacité judiciaire et reléguée dans le rôle de bonniche OFFICIELLEMENT à un moment donné de l’histoire. Avant cela son rôle de bonniche n’était pas OFFICIEL. Ceci a été décidé et rédigé noir sur blanc à l’époque que j’ai dite.
    Quant à vous que savez-vous de l’antiquité ? Vous êtes historien(ne) ? Oui ? Dans ce cas, j’attends que vous me soumettiez des études sérieuses sur le sujet, merci.
    La raillerie gratuite n’est pas constructive.

    Pour en revenir aux propos de « pourquoicecompliquerlavie » : la plupart des femmes qui ne se sont pas informées sur la manière dont le sexisme s’est installé dans la société, y perdure et débouche plus vite qu’on ne pense sur une discrimation extrêmes type burqa croient que le combat des féministes sur ce qu’elles percoivent comme des « détails » est stupide.
    Or on trouve toujours stupide ce que l’on ne comprends pas par ignorance.

    Les féministes ne sont pas des imbéciles qui pinaillent sur des détails dont tout le monde se fout, ce ne sont pas non plus des hommasses qui veulent que les femmes soient des hommes et les hommes des femmes, ce ne sont pas non plus des mal-baisées, aigries et qui compensent leur ratage dans la vie en emmerdant le monde et les hommes en particulier.
    Non, ce sont des femmes comme les autres qui ont fait un long chemin de réflexions approfondies sur tous les sujets que tu abordent en dilettante et le bec enfarinée.

    Mais tu es loin d’être la seule.

    C’est un peu comme si tu parlais d’aéronautique à une Jacqueline Auriol sans en rien connaître.

    Mon conseil : ouvre quelques livres féministes : Dworkin, Delphy, Wittig, Atkinson et reviens nous faire un billet ensuite.

    A part ca sache que Florence Monreynault des « Chiennes de garde », cette équipe qui fustigent la publicité sexiste et qui a porté plainte contre celle des huiles d’olive que tu as provocamment publié dans ton billet, vient de recevoir la légion d’honneur ce 14 juillet 2012, c’est à dire il y a 3 jours. A croire que son combat n’est pas vu par tout le monde comme une connerie sans intérêt de pauvres emmerdeuses…

  22. Metvica permalink
    18 juillet 2012 10:15

    Bonjour,

    « Je suis choquée par l’idée que l’on considère les publicités comme source d’éducation. ». En fait, il me semble que personne ne dit ça. Simplement, la publicité peut 1/donner une idée des représentations sociales « en vigueur » à un moment et un endroit précis de l’histoire (j’ai cette pub en tête : http://www.chezmaya.com/07/14/001.jpg), 2/ influencer ces mêmes représentations en les renforçant. Alors oui, je comprends votre logique et celle des publicitaires, mais c’est tout de même dommage d’ancrer encore davantage dans la tête des gens que le ménage (par ex) c’est « un truc de femme ».

    « Je n’ai pas eu le droit d’aller améliorer mon anglais en Angleterre pour que A Nous les petites anglaises ! ne m’arrive pas. Mon frère n’a pas voulu y aller => on restait quand même à égalité. » Dans les faits, si on veut. Sauf que… vous, on vous a empêché d’y aller, alors que lui ne voulait pas y aller. Ce qui fait une grande différence. Pensez-vous qu’une femme qui ne travaille pas par choix, et une femme qui ne travaille pas parce que son mari l’en empêche en la menaçant de représailles si elle le contrarie, sont « à égalité » ? Parce qu’au final, bon, aucune des deux ne travaille…

    Je suis féministe, je porte du rose et des robes de temps en temps. Si j’ai une fille, je ne l’empêcherait pas d’aimer le rose et les robes, ni de faire des activités étiquetées comme « féminines » (couture, maquillage, shopping…). Ce qui me fait rire, c’est l’idée que les petites filles aiment naturellement le rose et les robes de princesse. Vous pensez vraiment que l’éducation et les modèles qu’on proposent aux gamines n’ont rien à voir là-dedans ?

    Quant aux gueguerres que vous n’aimez pas… Pourquoi dirent qu’elles détournent d’une recherche de l’égalité des droits ? Elles lui sont complémentaires, parce que la lutte contre le sexisme ça ne se joue pas simplement à un niveau juridique (même si c’est important de lutter à ce niveau, bien sûr). Dommage que vous ne développiez pas plus votre point de vue : « c’est sans intérêt » et « c’est crétin », ce ne sont pas des arguments très intéressants.

  23. Metvica permalink
    18 juillet 2012 10:30

    Ah oui, le concile de trente 🙂

    « C’est pour cette raison, disent quelques saints Pères, que la femme ne fut pas tirée des pieds de l’homme, mais de son côté: comme aussi elle ne fut point tirée de sa tête, afin qu’elle comprit bien qu’elle ne devait point dominer son mari, mais plutôt lui être soumise […] Un autre devoir essentiel des femmes c’est l’éducation religieuse des enfants, et le soin assidu des choses domestiques. Elles aimeront aussi à rester chez elles, à moins que la nécessité ne les oblige à sortir, et même alors elles, devront avoir l’autorisation de leurs maris. Enfin, — et ceci est le point capital dans le Mariage — elles se souviendront que, selon Dieu, elles ne doivent ni aimer ni estimer personne plus que leurs maris, et qu’elles sont obligées, en tout ce qui n’est point contraire à la piété chrétienne, de leur être soumises et de leur obéir avec joie et empressement. »

    § VI. — DEVOIRS RÉCIPROQUES DES ÉPOUX.
    http://catechisme.free.fr/cat1part2chap27.htm

  24. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    18 juillet 2012 20:43

    @Metvica

    L’actualité m’a donné l’occasion de développer dans mon post d’aujourd’hui.
    Dire aux députés siffleurs que ce sont des crétins obsédés et mal élevés ET continuer de s’habiller en femme….
    On PEUT le faire. Je ne dis pas que c’est toujours facile mais il faut arrêter d’attendre que les mecs nous donnent ce que l’ont peut prendre.
    Aujourd’hui une femme même politique, peut s’habiller en robe. Qu’elle le fasse et les journalistes et les députés s’habitueront.

  25. 18 juillet 2012 20:47

    Devant un tel affront aux élues et à une Ministre, toutes auraient du se lever et filer… (pas leur bas)… Girlcott !

  26. 18 juillet 2012 20:49

    Jamais aimé les robes de princesse bling bling, ai-je été une petite fille ? Oui, complètement.

  27. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    18 juillet 2012 21:10

    @Euterpe

    L’attaque ad feminam n’est pas un argument.

    Surtout quand vous improvisez ce que je serais ou aurais lu ou pas lu !
    J’ai beaucoup lu mais lire ne signifie pas nécessairement adopter les positions/convictions des auteurs. Pour paraphraser St Thomas d’Aquin timeo feminam unius libri. Je ne suis pas la femme d’une seule mouvance.
    Vous pouvez commenter/critiquer mes idées mais pas moi dont vous ne savez rien (voire pas grand chose si vous avez lu tout mon blog, ce dont je doute)

  28. 18 juillet 2012 21:32

    Pour que les femmes puissent lutter pour leurs droits, puisqu’il est bien vu qu’elles ne les ont que par bribes, et encore, il me semble qu’il faille qu’elles restent entières.
    Donc en premier lieu et pour instaurer un interdit social de type tabouisant, je préconise l’entrée en droit pénal de la qualification des violences féminicides… qui sont on ne peut plus précises et répandues… http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/feminicide-lexique.html
    par comparaison à l’absence des violences masculicides http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/androcides.html

  29. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    19 juillet 2012 19:35

    @Koz

    Merci pour la jeune croulante 🙂
    Oui, en dépit de cela, j’ai eu cette chance immense d’avoir des parents très modernes pour leur époque. Ma mère a fait ses études de droit enceinte, en alternant examens et accouchements ! Elle est devenue avocat, avec son propre cabinet, à une époque où les femmes qui travaillaient avec un job normal étaient rares. Mon frère et moi avons donc été élevés par une mère qui travaillait, aucun de nous n’est devenu délinquant, ni en souffrance,ni …. je ne sais quoi d’autre que l’on craint chez certains cathos si la mère travaille.
    J’ai plus de diplômes que mon frère. Lui a choisi le calme de la fonction publique et moi le risque et les emmerdements des professions libérales. J’ai toujours été meilleure que lui (sauf en sport).
    Alors pour moi, le « féminisme » est venu dans le biberon, ce qui explique probablement mon manque d’agressivité. J’ai eu l’habitude d’être meilleure non pas que les hommes mais que d’autre personnes, hommes et femmes. J’ai dû me battre pour vivre comme je l’entendais.
    Ce que je reproche à certaines féministes est de considérer qu’être femme est en soi, un handicap et que la solution à ce problème résiderait dans le fait que des hommes devraient laisser leur place à des femmes.
    Non, déjà les hommes se battent entre eux pour avoir/garder leurs places. Ils ne vont pas en plus spontanément nous laisser des places.
    Ce que je constate, c’est que certains hommes réussissent plus que certaines femmes mais certaines femmes réussissent plus que certains hommes. Je constate que certains tempéraments réussissent mieux que d’autres.
    Aujourd’hui en France, les femmes ont les moyens juridiques de réussir. Comme les hommes. Certains hommes ratent. Certaines femmes aussi.

    Et les publicitaires font des publicités pour gagner de l’argent, ce n’est pas leur boulot de changer la société.

  30. Mike permalink
    20 juillet 2012 12:58

    Si le concile de Trente (convoquée en réaction à la reforme protestante) a été à l’origine du confinement des femmes dans les tâches domestiques, alors ce confinement n’aurait pas dû s’observer dans les pays protestants, dans les civilisations non chrétiennes ou dans les époques antérieures au XVIe siècle, au christianisme, et j’en passe. Il me semble que sur ce point, le concile de trente n’est que reflet de ce qui existait déjà dans la société médiévale.

  31. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    20 juillet 2012 19:18

    @Mike

    Très bonne remarque !

  32. 21 juillet 2012 08:11

    Le féminisme est un mouvement collectif: lutter ensemble contre des inégalités qui nous touchent toutes individuellement. Or, ce que l’on comprend en vous lisant, c’est que c’est à chacune individuellement de s’octroyer les droits auxquels elle prétend. Démarche individualiste (conforme à notre société nombrilocentrée) … et surtout inefficace.

    Pour reprendre l’exemple de la robe à fleurs de Cécile Duflot, le minimum qu’elle était en droit d’attendre c’était de pouvoir monter à la tribune et s’exprimer dans une robe à fleurs, à pois ou à volants sans se faire huer. Elle a subi le sexisme, système identifiable et organisé, toute seule. C’est bien le collectif, dont vous faites partie puisque vous vous en indignez aussi, qui est en mesure de dénoncer. Pour faire avancer …

    Vous serez d’accord que sans cette dénonciation, les machos seraient confortés dans leur démarche d’intimidation et s’en prendraient de plus belle à la prochaine qui oserait monter à la tribune en jupe à frous-frous, à dentelle ou à motifs, non ?

    Le féminisme, c’est juste ça: s’y mettre à plusieurs et publiquement pour défendre celle qui nous représente ponctuellement.

    Et que ce soit dans une pub, un livre pour enfants ou un film, outils de sexisme que vous déniez en leur attribuant un statut de futilité.

    Pour info, l’affaire de la robe à fleurs a été qualifiée par certains de futile et desservant la cause féministe … Comme quoi !

    Perso, vu l’étendue des dégâts (je vous fais pas un dessin: viols, violences, discriminations, objettisation, etc.) je préférerai toujours une féministe qui ne laisse rien passer à un misogyne qui atteint son but. Le tout étant de ne pas se tromper d’ennemi.e sous peine de passer dans les rangs des complices … à bonne entendeusE !

  33. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    21 juillet 2012 09:01

    @Hélo
    Je ne suis pas d’accord avec les adjectifs « individualiste » et « nombrilocentrée ». Je préfère parler de responsabilité individuelle. Et oui, je pense que les actes sont mieux que les paroles.

    Je pense que Madame Duflot avait raison de porter la robe qu’elle voulait et non, elle n’avait pas à s’attendre au silence des députés : les députés sont dans l’hémicycle, des gamins de maternelle. Cf ce qu’ils ont fait à l’un des leurs, un mâle veux-je dire, qu’ils ont réussi à sortir (voir mon édit justement sur le post sur la robe).

    J’ai dénoncé ici (et sur twitter SANS anonymat) beaucoup d’actes sexistes vraiment criminels et inacceptables. Se battre contre des pubs et pour des robes me parait facile et inutile. Il vaut mieux porter les robes.

    Pour les pubs, elles ne sont que le MIROIR de la société et les sociétés changent par l’éducation ce qui n’est définitivement pas le boulot des publicitaires !

    Et oui, j’ai tendance à penser que si toutes celles qui ont la capacité, comme Cécile Duflot, de se moquer des sifflets et quolibets portent des robes à fleurs, les autres pourront aussi. Un peu plus tard, mais elles ne pourront pas plus vite par une seule dénonciation, fût-elle collective.

  34. 25 juillet 2012 08:17

    Evidemment qu’un viol sera toujours plus abominable qu’une insulte sexiste. Pourtant, selon les spécialistes de la violence, cette dernière est un continuum gradué qui commence de manière « anodine » (rabaissements, insultes, etc.). Si l’on veut comprendre et juguler le phénomène, il faut bien l’analyser dans son ensemble et partir des ses racines (d’où le terme de radical si mal compris quand il s’agit de féminisme).

    Alors oui, les sociétés changent grâce à l’éducation mais il se trouve que les pubs sont aussi l’éducation puisqu’elles font partie de notre culture. Quand on voit une femme à moitié nue vanter les mérites d’une voiture voire être comparée à cette voiture, on est en droit de se demander d’une part à quelle réalité sociale cela correspond (les femmes font peut-être les courses mais elles ne conduisent pas nues en général et ne fonctionnent pas à l’essence) et d’autre part quel est l’objectif sous-jacent. Au hasard, la réification des femmes, la mise à disposition visuelle de leur corps, leur vulnérabilisation (cf. l’utilisation de la nudité dans les camps de concentration), etc. Certes, ce n’est pas le boulot des publicitaires d’éduquer la population mais ils/elles ont une responsabilité certaine en tant qu’agents de cette éducation.

    Enfin, concernant la « responsabilité individuelle » que vous défendez, je la défends aussi mais elle ne peut se passer du collectif. D’une part parce que c’est fatigant d’être toujours la seule à porter des robes à fleurs/assumer ses rides/partager les tâches ménagères et d’autre part parce que, et c’est une évidence, le collectif est plus efficace. Et ce n’est pas en le divisant avec des mises à l’écart des sujets dits mineurs qu’il avancera.

    Une dernière chose: il y a des femmes qui n’ont pas eu la chance de recevoir une éducation féministe et/ou d’être outillées socialement et culturellement pour remettre en question le sexisme qu’elles subissent.

  35. 25 juillet 2012 08:39

    « Ce que je constate, c’est que certains hommes réussissent plus que certaines femmes mais certaines femmes réussissent plus que certains hommes. Je constate que certains tempéraments réussissent mieux que d’autres.
    Aujourd’hui en France, les femmes ont les moyens juridiques de réussir. Comme les hommes. Certains hommes ratent. Certaines femmes aussi. »

    Oui, il y a aussi des Noirs qui réussissent mieux que certains Blancs et des Vietnamiens qui n’ouvrent pas de resto asiatique une fois en France … Lapalisse n’aurait pas mieux dit. Mais cela n’empêche toujours pas les Noirs d’être parmi la catégorie socio-professionnelle la plus précaire. Idem pour les femmes qui représentent 80% des travailleurs pauvres et détiennent 1% des richesses de la planète. Dire la vérité n’est pas de la victimisation abusive, cela permet juste de dénoncer une situation inique, d’en analyser les causes (non, les Noir.e.s et les femmes ne sont pas naturellement inférieur.e.s et infoutu.e.s de réussir) et accessoirement de trouver des solutions.

  36. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    25 juillet 2012 08:58

    @Hélo

    Je parlais de la situation en France et vous me répondez par un chiffre mondial … que je n’entends nullement contester. Il est vrai et c’est inadmissible.
    Je n’ai jamais écrit que les femmes et les noirs étaient naturellement inférieurs et infoutus de réussir pour reprendre votre vocabulaire.

    Il n’en demeure pas moins que la capacité de certaines féministes à décider qui peut parler ou pas du féminisme est également inacceptable. J’ai donc supprimé vos commentaires inutilement discourtois me concerannt.

  37. Miyu permalink
    2 août 2012 23:44

    Bonsoir,

    Comme beaucoup de commentateurs je trouve que votre raisonnement est aux antipodes de la pensée féministe actuelle. Si être féministe aujourd’hui se résumait à faire voter des lois assurant les mêmes droits aux hommes qu’aux femmes ça ne servirait pas à grand-chose vu que dans les grandes lignes c’est déjà fait depuis longtemps.
    Les féministes aujourd’hui militent pour des droits qui peuvent sembler futiles comparés aux révolutions qui ont eu lieu avant, mais qui finalement sont essentiels et visent un but précis : avoir les mêmes possibilités qu’un homme sans être traité en « paria » par le reste de la société.
    Evidemment le simple fait que des lois existent n’a pas fait disparaitre la misogynie de la surface de la Terre. C’est une lutte IDÉOLOGIQUE à long terme qui a pour objectif de faire progressivement changer les mentalités et de permettre aux femmes d’échapper à diverses formes de pressions et d’obligations sociales, comme les mines écœurés et les moqueries si vous avez l’audace de ne pas vous épiler, le harcèlement de rue dont on parlé énormément en ce moment et l’obligation de dire si vous êtes mariée ou pas au caissier de Castorama simplement pour avoir votre facture.

    Alors oui on ne mourra pas de quelques insultes de gros lourdauds dans la rue, on survivra après avoir été jugée à haute voix « gerbante » après avoir fait prendre l’air à ses aisselles velues et on oubliera la vexation de s’être vu extorquer son statut marital. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, certaines personnes vivent mal cette accumulation. Pas vous, on l’aura compris. Mais certaines personnes auraient été furieuses d’être privées d’un voyage en Angleterre juste à cause de leur sexe, d’autres auraient été mortifiées en se faisant insulter publiquement, certaines auraient pleuré de rage en voyant leur rêve d’enfance leur échapper à cause de considérations sexistes.

    Les féministes se battent pour que les femmes aient le choix, et c’est là que j’estime que votre article est le plus dans l’erreur : vous vous basez sur le stéréotype que les féministes veulent inverser les genres, or c’est totalement faux. Les féministes critiquent la PRÉDOMINANCE des robes roses de princesse, pas les robes roses en elle-même. Elles critiquent le fait que l’épilation soit rendue obligatoire, mais ça ne les empêche pas de s’épiler elles-même. Elles sont choquées du fait que les hommes accèdent plus difficilement aux métiers connotés « femmes » par la langue française (caissière, hôtesse de l’air, sage-femme ou même femme au foyer…), mais ce n’est pas pour autant qu’elles veulent interdire aux femmes d’être caissières ou femmes au foyer. Elles se battent pour la liberté de choisir, rien d’autre.

    Et cette liberté est entravée par ces idées reçues et stéréotypes que font entrer dans notre tête les médias. Je suis très étonnée par la manière dont vous minimisez leur importance car il me semble évident que les médias, tout comme la langue, ont une incidence énorme sur les goûts et les attitudes des individus. Sinon comment pourrait-on aimer ce dont on a jamais entendu parler ? L’amour des robes de princesses serait donc génétique ? Comment un petit garçon peut s’imaginer faire un métier dont l’intitulé existe exclusivement au féminin ?
    C’est un processus plus ou moins conscient : de la même façon qu’un enfant fréquemment dénigré aura de graves problèmes de confiance en lui, un enfant qu’on incite à s’habiller et à se comporter selon tel ou tel stéréotype tous les jours à la télévision va finir par ne se sentir bien qu’en respectant ces stéréotypes. Voilà comment fonctionne le matraquage publicitaire. Et voilà comment on entre dans un cercle vicieux : « je fais ce que la télé me montre, la télé montre ce que je fais ».

  38. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    7 août 2012 17:04

    @Miyu

    Bonjour.

    La TV ment. La TV ment. Elle ment tout le temps. Même la TV réalité ment. Les info sont mensongères aussi. La TV française s’est réjouie du « printemps arabe », la gourde ! Le printemps arabe, c’est la fin des espoirs de liberté pour les femmes. Mais ça, silence.

    Se faire extorquer son statut marital ? He oh, faut pas pousser : suffit de mentir, le caissier en réalité s’en fiche ! Le problème, c’est pas le caissier, ce sont toutes les femmes mariées qui veulent qu’on les appelle Madame, ce sont les femmes enceintes qui râlent si on les appelle Mademoiselle. Quant au banquier qui prête, il demande aussi aux hommes leur statut marital.

    Ceci étant, je comprends ce que vous voulez dire mais je pense que ce n’est pas en France qu’il faut le plus se battre. Ici, j’ai dénoncé le sort fait aux femmes des mondes où les hommes ont le pouvoir de les battre, de leur refuser des soins, de les tuer impunément, de vraiment les nier, les insulter.

    Les bagarres de certaines féministes ici me paraissent des bagarres de riches : non Hermès, c’est mieux que Chanel. Il y a des femmes qui, veuves, meurent de faim car elles ne peuvent travailler. Leur problème, ce n’est pas un sac à main ou des pleurs de rage parce que leurs fesses ont attiré le regard.

    Alors OK, je ne suis peut-être pas une féministe à la française, mais cela ne me dérange pas.

  39. Zoee permalink
    17 août 2012 18:38

    Bonjour,
    J’ai lu l’article, pas lu en revanche en détails tous les commentaires, mais je suis d’accord avec toutes et tous ceux/celles qui trouvent que cet article regorge des stéréotypes que les féministes se tuent à déconstruire, je n’y reviens donc pas.

    J’ai juste eu envie d’intervenir à propos du dernier commentaire, qui déclare que « Les bagarres de certaines féministes ici me paraissent des bagarres de riches ». Je trouve ce point de vue très facile mais surtout très dangereux. C’est d’ailleurs celui qu’on a entendu le plus à propos de la case « Mademoiselle ».

    Dangereux parce que oui, évidemment, si on me demandait, demandait aux féministes françaises : qu’est ce qui est plus grave, les femmes qu’on tue parce qu’elles ont couché avant le mariage, trompé leur mari, etc, ou la case mademoiselle sur les formulaires français ? On ne réfléchirait pas beaucoup à notre réponse.
    La vraie question est : les deux combats sont-ils incompatibles ? S’excluent-ils ? Faut-il choisir entre les deux ? Ma réponse, et celle de nombreuses féministes, est non.
    C’est comme si, certains droits fondamentaux ayant été acquis maintenant en France (droit de vote, pilule, droit à l’avortement par ex) il faudrait s’arrêter là sous prétexte que dans d’autres pays ces droits fondamentaux ne le sont pas. Je ne suis pas d’accord. Etre féministe en France c’est s’intéresser à la condition féminine en France, et s’attaquer donc à des combats qui paraissent évidemment dérisoires face à la condition féminine en Afghanistan, mais qui ne le sont pas en France. Parce que malgré l’acquisition de ces droits, il reste encore beaucoup de choses à changer dans les mentalités (par exemple pour ne plus lire/entendre qu’il est naturel pour une fille d’aimer le rose et pour un garçon d’être bagarreur), et que tant qu’il y aura des combats à mener, il y aura des féministes pour les mener. La case Mademoiselle en était un, petit (mais pas tant que ça en fait, mais ce n’est pas l’objet ici) et je suis ravie que des féministes s’y soient attelées.
    Par ailleurs, mener ces combats n’empêche évidemment pas qu’on s’implique pour les droits des femmes en Afghanistan. Mais soyons réalistes, à notre échelle, à mon échelle par exemple, le premier combat est plus accessible. Je revendique donc ces combats, et de toute façon, ce n’est pas en arrêtant de lutter pour ces choses là que je/nous ferons avancer les droits des femmes en Afghanistan. Au contraire, je ne ferai plus rien avancer du tout, ni en Afghanistan, ni en France.

    C’est comme si on disait à un médecin d’aller en Afrique plutôt que de soigner des patients occidentaux qui ont la gripe et sont franchement sont mieux lotis que les petits noirs. Soit.

    C’est un raisonnement, je le trouve hypocrite et dangereux. Selon moi il ne fait que, finalement, rendre toute action inutile, et c’est pour cela que c’est un des arguments massue des anti-féministes.

    Je trouve pour finir intolérable que certains puissent dire à des femmes qui se plaignent par exemple du sexisme dont elles sont victimes au quotidien que d’autres femmes vivent bien pire. La relativisation est nécessaire, évidemment, mais quand il s’agit d’empêcher quelqu’un de ressentir légitimement une injustice, cela me paraît totalement irrespectueux de la personne. On peut se sentir profondément blessée d’une insulte sexiste sans que cela nous empêche de penser que le sort de la femme afghane est mille fois pire que le notre. Et on devrait avoir le droit de se plaindre, de se révolter, de combattre, sans se faire rappeler sans cesse par autrui le sort de la femme afghane.
    Que cet autrui aille en Afghanistan changer les choses et arrête de nous stigmatiser, c’est bien trop facile.

    « Il y a des femmes qui ont bien moins de droits que toi dans le monde, brave petite femme française qui ne comprend pas sa chance, alors va voter et arrête de nous emmerder ». Non, je le refuse.

  40. 18 août 2012 18:49

    Chacune fait ce qu’elle peut à son niveau.

    En tout cas, les principes et lois qui se votent en France ont grande portée. Alors pas de frilosité. L’égalité qui a libéré de l’esclavage et du servage, puisque chaque être devenant maître de lui-même dans le respect d’autrui, est écrit dans les textes fondateurs toujours en vigueur dans notre DUDH de 1789.

    Une chose n’est pas moins certaine, c’est que les droits précisés en France qui font que les droits des femmes existent et commencent à exister partout, on les doit aux luttes féministes internationales. Pas aux bienveillances patriarcales.

    Et oui, nous avons encore du pain sur la planche. Alors pétrissons-le ensemble pour transformer cette civilisation humaine et la forcer à vivre dans le respect gynophile (je n’ai pas écrit de basculer dans une suprématie matriarchique avec haine des hommes, point du tout) et confisquons l’arme de coercition des violences féminicides par le droit http://susaufeminicides.blogspot.fr/

  41. Mouche permalink
    3 août 2014 00:34

    « Les hommes et les femmes sont différents : physiquement, psychologiquement, intellectuellement. » « c’est de nature »
    c’est moi où c’est carrément transphobe ces petites remarques ?

  42. Jean-Pierre Garcia permalink
    10 janvier 2017 10:36

    Quel dommage de n’avoir pu réaliser votre rêve de pilote de chasse. Nous sommes en France et dans ce pays il est important de ne pas faire preuve de maladresse en ne fréquentant pas le grand de l’Elysée. Jacqueline Auriol était surtout la belle fille du président de la république. A 20 000 Euros le prix de l’heure d’instruction en vol d’un avion de chasse dites moi donc qui peut se permettre !!!
    Surtout en pure perte car elle n’a jamais rendu à l’armée de l’air cet investissement.

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