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Le soleil dort, il fait froid

7 mars 2010

Qui d’entre nous sait que le soleil roupille depuis 3 ans et que c’est un an de trop par rapport à son habitude ? Et que cela explique probablement notre hiver précédent déjà assez froid et celui-ci encore plus froid ?

Pas grand monde. Mais ce n’est pas votre faute. Les conclusions du GIEC sont non seulement une vérité que l’on ne doit pas contester mais aussi un mythe incapacitant : elles sont tellement d’évidence vraies qu’aucune personne sérieuse n’envisage même plus de penser autrement dès que cela touche au climat.

Il ya bien quelques inconscients illuminés qui osent s’interroger sur le réchauffement climatique au regard de ces multiples vagues de froid qui ont attaqué l’hémisphère nord cette année. Il leur est doctement répondu que météo et climat, ce n’est pas pareil : la météo c’est immédiat, le climat, c’est sur une longue période. Bon, admettons.

Je suis une inconsciente illuminée et je ne peux m’epêcher de relever un lien entre le dodo du soleil et les vagues de froid. Bon, je ne suis pas la seule.

Pour simplifier, le soleil est une étoile de type naine jaune et son énergie transmise par rayonnement, rend possible la vie sur notre planète par apport de chaleur et de lunmière en permettant la présence d’eau à l’état liquide et la photosynthèse des végétaux. Son rayonnement est bien évidemment aussi responsable des climats et de la plupart des phénomènes météorologiques.

Ce que l’on appelle les tâches solaires sont des dépressions à la surface du soleil résultant de son activité magnétique. Elles sont beaucoup plus (tout est relatif) froides que le reste du soleil et c’est la raison pour laquelle elles apparaissent sombres. Leur  surveillance est le moyen de prédire les répercussions sur terre de l’activité solaire. Galilée a été le premier à les observer (1612) et depuis elles n’ont jamais cessé d’être répertoriées, comptées, mesurées. En France, depuis Louis XIV qui a créé  en 1667  l’Observatoire de Paris.

C’est ainsi que vers 1843, l’astronome allemand Heinrich Schwabe a déterminé pour la première fois que le soleil avait un cycle de 11 ans et un peu plus tard l’astronome suisse Johann Rudolf Wolf a établi une méthode de calcul de l’activité solaire basée sur le nombre de taches. Les cycles de Schwabe sont numérotés à partir du maximum de 1761.

Normalement, on devrait en être au début du cycle 24 qui aurait dû commencer en 2008. Sauf que les premières taches apparues se sont estompées et le soleil est resté très calme. En juin 2009, on en était à 640 jours sans tache depuis le début de ce minimum alors qu’il est de 485 jours pour un minimum typique. D’après les relevés de la NASA, le premier trimestre 2009 est encore plus marqué avec 78 jours sans aucune tache ce qui a conduit la NASA à estimer en mai 2009 que le maximum du cycle 24 aurait lieu en mai 2013, avec moins de tâches que pendant les précédents cycles.

Je tiens à relever que je ne vois pas de lien évident avec l’activité industrielle terrestre.

J’en vois d’autant moins qu’il me faut parler maintenant du minimum de Maunder qui correspond à un déficit marqué du nombre de taches solaires entre 1645 et 1715. Or cette période et aussi celle de ce qu’on appelle le petit âge glaciaire.

Il s’agit d’une période climatique froide survenue sur terre  de environ 1300 à 1850 qui se caractérisait par des périodes d’avancées puis de maximum successifs de glaciers et  plusieurs minimums de température moyenne très nets. C’est d’ailleurs pour cela qu’il y a tant de paysages enneigés ches les Brueghels…  Cette période de froid succède au chaud moyen âge et atteint son paroxysme  à partir de 1650 jusqu’en 1820. Il y a même eu de 1 à 2 millions de morts en France à la fin du 17ème siècle en raison du froid.  Donc, c’est vrai que le climat se réchauffe depuis 1850 mais est-ce vraiment dû à l’activité de l’homme ?

En tout cas, avant, il faisait très froid et il pleuvait beaucoup ! Il suffit pour s’en convaincre de se souvenir du livre d’Emmanuel Le Roy Ladurie :  Histoire humaine et comparée du climat.

Comme je suis sympa, je vous en prépare un résumé pour les jours qui viennent, mais c’est un peu long à condenser …. (même si je ne m’attaque qu’au tome 1)

Quoiqu’il en soit, il est maintenant admis que l’évolution du climat de la Terre est gouvernée avant tout par deux causes principales : la première, dont les stades et interstades se rythment en dizaines de milliers d’années, dépend de la position de notre planète par rapport au soleil. L’activité humaine n’y peut rien. 

La seconde, au rythme plus court, dépend de changements climatiques régionaux, ne résultant pas de la position orbitale de la Terre, mais de l’activité solaire. Les progrès de la recherche permettent d’ajouter à ces deux causes essentielles, d’autres comme les effets de l’activité humaine. 

Toujours est-il que, actuellement, les climatologues constatent un ralentissement du réchauffement climatique et que les météorologues enregistrent des records de mauvais temps en période hivernale : en ce moment sur l’Europe, il y a quelques semaines en Chine et l’année dernière au Moyen-Orient et en Amérique du Sud… L’idée qu’on pourrait commencer une nouvelle mini période glacière fait son chemin.

Pour le GIEC, les variations de l’activité solaire n’ont évidemment  pas de conséquences sur le climat  «Une chose est sûre, la variation de luminosité totale du Soleil est extrêmement faible. Elle ne suffit pas, à elle seule, pour expliquer les grandes différences de température qu’on pourrait avoir actuellement ou qu’on a constatées pendant le minimum de Maunder. Des questions d’orbite, de perturbations par Jupiter ou les rayons cosmiques peuvent jouer. On sait aussi que les hautes couches de l’atmosphère sont très sensibles aux variations des ultraviolets et des rayons X. Autant d’objets de recherche sur lesquels nous sommes encore incapables de trancher.»

Ben voyons.

Loin de moi l’idée de résoudre à moi toute seule la question.

Les prévisions gieciennes de réchauffement annoncent selon les scenarii annoncent de +1,1 à + 6,4 en 2100.  N’empêche que Météo France (bon, ok Météo France n’est pas internationale)  fait état de deux incertitudes dans les scenarii du GIEC : simulations imparfaites pour ce qui concerne les éléments purement climatiques (qui entraînent une incertitude de l’ordre de 2°) et des scenarii qui prennent en compte les gaz à effet de serre ce qui nécessite la prévisibilité de leur évolution qui dépend de la projection de l’activité humaine (nouvelle incertitude de l’ordre de 2 à 3°). Bref un incertitude totale de l’ordre de 4 à 5 °, bagatelle pour des résultats annoncés de 1,1 à 6,4.

Autant dire que sur 90 ans, on n’en sait fichtre rien ! 

Alors  j’aimerai beaucoup que l’on m’explique pourquoi personne ne parle du dodo persistant du soleil.

Celui-là il est constaté et anormal et actuel.

Les prévisions gieciennes ne sont que des prévisions sur 90 ans, c’est-à-dire avec une fiabilité de preuve totalement inexistante ! D’autant qu’elles sont liée à une projection de l’activité humaine sur 90 ans. En 1920, qui pouvait voir venir l’informatique et l’internet ? Qui aujourd’hui peut honnêtement (hormis le GIEC bien sûr) prétendre savoir comment sera notre vie en 2100 ?

Ou est-ce que les diktats du GIEC sont effectivement tels que ce fait constaté, anormal et actuel passe inaperçu en dépit de son ampleur ? et de ses possibles conséquences sur la mise en cause des théories gieciennes ?

A moins que croire au GIEC, ce soit comme croire en Dieu : une pure question de foi

  • Trier ses ordures, la prière ?  
  • Construire plus cher, la charité ?
  • Changer ses ampoules et changer sa consommation, le carême ?

Ou j’ai vraiment trop mauvais esprit ?  

 

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3 commentaires leave one →
  1. cilia permalink
    11 mars 2010 11:47

    Une fois n’est pas coutume, puisque je ne suis guère féministe, au-delà de mon intérêt de lecteur, je me réjouis en tant que femme de savoir que ce billet a été écrit par une femme.

    Pour ce qui est du rapport religieux, ou, plus justement à mon sens, religieux intégriste, au giec, au réchauffement climatique, à l’écologisme en général, c’est une évidence et non vous, qui avez mauvais esprit (vous le saviez déjà, oui, mais bon).

    Cela m’avait frappée quand j’ai visionné le film, que vous connaissez sans doute, ‘the great global warming swindle’. Avec notamment le médecin de campagne d’un pays d’Afrique noire (je ne sais plus lequel) qui avait le choix entre faire fonctionner un petit frigo pour assurer la conservation des médicaments et des vaccins et allumer une ampoule, le panneau solaire ne permettant pas d’alimenter les deux.
    Impossible alors de ne pas me souvenir du projet de Royal, pendant la campagne présidentielle, qui défendait la noblesse de l’idée d’un continent africain alimenté par l’énergie solaire.
    Quand les principes, ou plutôt la Lettre prévaut sur l’Esprit à ce point, on ne peut que faire le lien avec l’intégrisme religieux.

    M’en vais maintenant lire avec grande attention votre dernier billet…

  2. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    11 mars 2010 15:09

    Merci à vous.

    Je suis très touchée.

Trackbacks

  1. L’histoire et le climat « Pourquoi se compliquer la vie ?

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