Skip to content

La mixité sociale, une utopie idéaliste mais sans humanisme

20 février 2010

J’aimerais que les politiques préfèrent un jour les hommes aux idées.

La « mixité sociale » consiste en la constatation qu’à un moment donné et sur un territoire donné, une population est mélangée.

Après la vraie question tient à l’étendue du territoire.

La France, les USA, la Grande Bretagne, l’Allemagne et des tas d’autres sont des pays incontestables de mixité sociale. A l’échelle de leurs territoires, il y a des vieux, des jeunes, des riches, des pauvres, des jaunes, des blancs blonds et des blancs bruns (pour les USA, il y a même des blancs rouges), des noirs, des chrétiens (cathos, évangélistes, protestants, orthodoxes, mormons…) des musulmans (chiites, sunnites, ismaéliens) des juifs (de naissance, libéraux, traditionalistes, hassidiques) des animistes, des bouddhistes, des zens, des hippies, des écolos intégristes vivant leur retrour aux sources ….

La Chine, la Corée du nord et Cuba, probablement moins.

 

Chez moi, pas de mixité sociale : il n’y a que mon mari (un homme) et moi (une femme) peu ou prou du même âge,  bac +5 tous les deux, blancs tous les deux, cathos tous les deux, d’origine bourguignonne tous les deux, nous nous sommes rencontrés à Paris…  J’exagère, il y a aussi un siamois, notre chat. J’aime la musique classique plus que lui et lui la peinture plus que moi, nous aimons l’histoire tous les deux, mais pas la même époque.

Et chez la plupart d’entre nous, il n’y a pas beaucoup plus de mixité sociale. Même dans les blogolistes, il n’y a pas beaucoup de mixité sociale.

Deux choses empêchent la mixité sociale : l’homme et l’urbanisme.

Le baron Haussmann avait fait le maximum possible de mixité sociale  comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, sans le savoir. L’ascenseur n’existait pas encore et dans les immeubles haussmaniens, les premiers étaient des étages nobles : hauteur sous plafond, décors en stuc aux plafonds et sur les murs, parquets marquetés, blacons en pierre. Plus on monte dans les étages, moins les étages sont hauts, moins ils sont décorés et moins  les balcons sont imposants et somptueux. Il faut dire que l’ascenseur n’existait pas et que monter quatre étages dont le premier a plus de trois mètres cinquante de hauteur est une corvée quotidienne. Donc, les très riches habitaient les premiers, les un peu moins riches les seconds, les fontionnaires les troisièmes, les commerçants les quatrièmes, etc. et les bonnees de tout le monde, tout en haut. 

Balzac encore lui ! oui, mais il voulait que sa Comédie humaine soit une description de la vie française en fait une description exacte dans le père Goriot. Rappelez-vous : riche, le père Goriot habitait un appartement au premier étage de son immeuble. Au fur et à mesure que ses deux filles ponctionnaient sa fortune, il a grimpé tous les étages de son immeuble, pour finir au froid dans une chambre de bonne. Alors, plus les appartements étaient élevés, moins ils coûtaient chers. Mais le père Goriot montre aussi les limites de la mixité sociale : après l’avoir ruiné à leur profit, ses filles ont refusé de recevoir chez elles un pauvre.

Et l’ascenseur fut inventé : les étages hauts sont devenus les plus chers parce que plus loin du bruit de la rue, plus clairs, plus aérés. Le super luxe d’aujourd’hui : avoir la terrasse qui permet de faire une maison à la ville. Les promoteurs le savent bien qui vendent plus chers les étages hauts que le premier. Aujourd’hui, tous les étages constuits se ressemblent : même hauteur, même moquette ou même parquet …. Les petites différences de prix n’entraînent pas de différences de classes sociales. Il n’y a donc plus de mixité sociale dans un même immeuble. Vrai des immeubles de luxe et vrai des logements sociaux.

La loi SRU a bien tenté d’imposer 20 % de logements sociaux dans toutes les villes. Mais c’est un voeu pieux : toutes les villes n’ont pas besoin de logements sociaux.

Ce qui fait les différences de prix, outre la différence de qualité des constructions – mais qui a une influence réduite sur le coût global de la construction – c’est le prix du terrain. Et le prix du terrain dépend du quartier. Ou de la région.

Quant aux prix, il est facile de deviner où sont les endroits chers. Ce sont ceux  où tout le monde a envie de vivre : le soleil et le climat décident quelles seront les régions chères. Le sud de la France est plus cher que le nord et l’ouest plus que l’est. Une fois que l’immobilier est devenu cher, c’est-à-dire habité par ceux qui en ont les moyens, les boutiques deviennent chères, les produits vendus aussi et c’est comme cela que la vie y est plus chère. Les prix des produits Carrefour de la  porte d’Auteuil (16ème parisien pour ceux qui ne le savent pas) sont plus chers que les prix des mêmes produits à Saint-Denis (neuf trois, tout le monde le sait). Et aussi, comme le dit David Martin à Télématin « au marché Poncelet, c’est comme au marché de Saint Tropez, faut prévenir sa banque pour acheter une carotte ».  Mais ceci étant, à l’échelle d’une région, la mixité sociale existe, même s’il existe des régions plus riches que d’autres. C’est vrai aussi dans les villes, même si on constate que certaines villes ont une population de vieux et d’autres (les universitaires) une population beaucoup plus jeune.

C’était le point de vue économique.

Et il y a enfin, et ce n’est pas le moindre, le point de vue humain. Spontanément, chacun de nous a envie de vivre avec ceux qui lui ressemblent, qui ont les mêmes goûts, les mêmes préoccupations, les mêmes satisfactions, les mêmes modes de vie, les mêmes habitudes. Il y a ceux qui aiment les vieilles voitures, ceux qui aiment le ballon rond, ceux qui se reconnaissent dans l’ovalie, ceux qui jouent au tennis, ceux qui aiment l’opéra, ceux de la musique classique, ceux du rock, ceux du jazz, ceux des musées, ceux du cinéma, ceux des soap operas, ceux de la science fiction.

Nous aimons vivre entre nous et ensemble et cela se traduit de mille manières : la création d’un patois propre, chti, verlan ainsi que tous les vocabulaires professionnels. Il y a aussi les uniformes spontanés qui permettent de proclamer son appartenance : minijupes ras la fesse des pintades, grosses voitures allemandes des riches frimeurs, baggies, casquettes et/ou sweets à capuche, jeans, même le choix des chaussures de sport montre l’appartenance (grosses semelles lumineuses et/ou clignotantes contre semelles ultrafines), tenues catho-cyrillusso-versaillaises (vert bouteille, serre-tête en velours et  rang de perles bavochant sur le neud du carré de soie habillant l’encolure du chemisier coton). On parle des gangs, des bandes mais il y a aussi les associations et les clubs. Bref, sauf quelques rares exceptions, l’homme aime ce qui lui ressemble (et donc ce qui lui est facile d’abord) et il aime faire partie d’une communauté qui lui ressemble. Et c’est normal.

Un film caricatural comme La Vie est un long fleuve tranquille montre la réalité du communautarisme. Groseille et Le Quesnoy , contraints de se rencontrer, se rejettent mutuellement et c’est normal. 20 ans après, Les Cht’is oppose le nord et le sud et ces deux films nous ont beaucoup fait rire  avec le ressort comique classique des deux mondes qui s’entrechoquent. Ca marche aussi avec deux personalités contradictoires. Le mélange Depardieu / Pierre Richard nous a aussi beaucoup fait rire. Mais dans la vie quotidienne, on aime bien vivre sans choc des cultures.

Je ne vois pas pourquoi on devrait reprocher au gens de se rassembler quand ils se ressemblent. Et c’est comme cela que des quartiers se spécialisent. 

A Paris (la ville que je connais le mieux)

  • quartier chinois avec restaurants chinois où les occidentaux ne reconnaissent pas les plats et où les étiquettes sont écrites en idéogrames,
  • quartier juif à restaurants cacher labellisés Beth Din,
  • quartier africain où on trouve à acheter des patates douces et de la gazelle,
  • quartier bobo à boutiques bio,
  • le Marais pour les homosexuels,
  • quartier intello où on trouve des partitions de musique (pas une boutique de musique dans le 16ème – comme quoi le fric ne donne vraiment pas la culture !),
  • quartier étudiant rempli de librairies et de bouibouis pas chers.

Et il est somme toute, logique, pratique, normal que les boutiques y vendent ce qui intéresse ceux qui vivent à côté.

Je ne vois pas pourquoi on devrait forcer les gens à vivre au milieu de gens qui ne leur ressemblent pas ou qu’ils n’ont pas spontanément envie de rencontrer. Alors, bien sur, il y a des quartiers et ceux qui ne sont pas parmi la population majoritaire dans leur quartier peuvent se sentir déphasés. C’est normal.

Mais il faut arrêter de penser qu’on mettre sur tous les territoires, immeubles, écoles, villages, quartiers, villes, régions une proportion de tout : vieux,  jeunes, riches, pauvres, jaunes, blancs blonds et blancs bruns, noirs, chrétiens (cathos, évangélistes, protestants, orthodoxes, mormons …) musulmans (chiites, sunnites, ismaéliens) juifs (de naissance, libéraux, traditionalistes, hassidiques) animistes, bouddhistes, zens, hippies, écolos intégristes vivant leur retrour aux sources  …. Pour ensuite en déménager de force pour conserver partout une proportionalité idéale.

Mais je ne suis pas un homme politique. Une femme politique non plus d’ailleurs.

 

 

 

Publicités
18 commentaires leave one →
  1. TETE DE HOLTZ permalink
    21 février 2010 01:27

    tellement vrai bravo !!!

  2. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    21 février 2010 08:05

    Bonjour et bienvenue.

    Merci.

  3. 22 février 2010 07:55

    Bonjour,
    tout à fait d’accord avec bon nombre des idées évoquées dans ce billet en particulier sur le plan « humain ». OUi, nous avons tendance à nous retrouver en fonction de nos goûts, spécification…ou de notre langue.
    Les étudiants à l’étranger se retrouvent souvent entre compatriotes. Idem lorsqu’on part travailler à l’étranger.
    POurtant, j’ai fait un semestre d’étude en Allemagne : et dans la résidence universitaire où je logeais, chaque étudiant allemand partageait la deuxième chambre de son appartement avec un étudiant étranger. Ca n’empêchait pas de se retrouver entre français… mais ça obligeait un peu à faire connaissance avec les « locaux ». On est encore loin d’une vraie « mixité sociale », mais on apprend à faire un pas vers l’autre … c’est déjà un début

  4. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    22 février 2010 09:04

    Bonjour et bienvenue,

    Vous avez raison. Ceci étant, vous faites partie d’une population statistiquement modeste : ceux qui veulent (ou doivent) aller à l’étranger. J’ai une amie qui vient de partir s’installer en Nouvelle Zélande et qui fantasme même sur un changement de nationalité …

    Mais pour la majorité d’entre nous, dans la vie quotidienne, et pour toute notre vie, on aime plus facilement ce qu’on connait et on aime bien être entre soi, et le moins possible déménager, etc. Petit confort criticable peut-être, mais que notre tendance naturelle à la paresse même intellectuelle, cultive.

    Surtout, on ne peut/doit pas forcer les gens à aller vivre là où ils ne veulent pas aller.

  5. 22 février 2010 23:47

    C’est peut-être parce qu’autrefois, dans les villages, tout le monde vivait sur quelques kilomètres carrés. Le patron de l’usine comme l’idiot du village, le prêtre et le maire, les putains et les bonnes soeurs.

    C’est cette image fantasmée, à la Petit Nicolas (le vrai), cette image qui fleure bon la « France d’antan », où tout le monde vivait en bonne intelligence (hum) qu’essayent de (re)créer nos socio-urbanistes.

    Il y a deux semaines, nous avons visité le Familistère de Guise. Ou comment l’inventeur du poêle Godin, homme du peuple devenu industriel, fut un homme qui poussa le contrat social à un point jamais atteint. Dans son familistère, il avait prévu que tous pourraient vivre. Les ouvriers avaient un confort inédit pour l’époque. Lui-même y vivait, parmi eux. Mais croit-on que les cadres de l’usine se seraient commis dans ce lieu ? Non… ils préféraient habituer en ville. C’est d’une logique imparable.

    La co-existence socio-culturelle peut s’avérer pacifique à petite échelle. A grande échelle, au bout d’un moment, cela exacerbe le communautarisme, c’est imparable également (surtout si ce genre d’habitat n’est pas choisi mais subi).

  6. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    23 février 2010 07:14

    Bonjour,

    J’ignorais ce familistère. En écrivant ce post, j’avais oublié les utopies saint-simonniennes …
    Mais vous avez raison : par nature, les hommes se regroupent par affinités. Ce sont les politiques qui ont appelé ça le communautarisme et surtout qui l’ont diabolisé.

    Je ne crois pas que CONTRAINDRE des gens trop différents à vivre ensemble puisse permettre une bonne communication entre eux. De même que la mixité scolaire n’a pas entraîné une plus grande compréhension entre les garçons et les filles ni empêché les inégalités hommes/femmes ni les violences sur les femmes, ni les viols, ce n’est pas en forçant les gens à cohabiter qu’on les fera se connaître, se comprendre ou s’aimer…

  7. 23 février 2010 14:01

    Oui, le familistère est l’exemple pratique des théories saint-simonniennes. Si vous avez l’occasion d’aller par là, c’est vraiment à visiter. Nous avions un guide extraordinaire et très calé sur le sujet, ce qui nous a permis d’élargir le côté « simple visite guidée ». Bon, c’est au milieu de nulle part, c’est sûr… mais un très bon plongeon dans ce qui se faisait de mieux à l’époque de l’industrialisation.

    Pour en revenir au sujet, je pense qu’il faut favoriser la mixité sociale, mais non l’imposer. Ma soeur, qui vit à Montpellier depuis peu, a été assez étonnée de voir que dans toutes les écoles de la ville, cette mixité était présente… avec comme seul effet notable de renforcer les effectifs dans les écoles privées.

  8. Allegro permalink
    23 février 2010 15:54

    Quelques (tentatives d’) explications :

    – « de la diversité nait la richesse » : c’est un des fondements de la logique de mixité. C’est aussi un des fondements de la théorie économique : entre avoir deux produits A ou avoir 1 produit A et 1 produit B, l’individu choisit la 2e solution. Et c’est vrai que le « choc culturel », c’est pas facile mais c’est formidable et enrichissant. Simplement, ça doit être voulu (ou au moins accepté), et préparé, ou au minimum faire l’objet d’une médiation ,qui permet de se comprendre

    – la séparation sociale favorise la méconnaissance, la méconnaissance favorise la peur, la peur nourrit le rejet, le rejet nourrit le conflit. L’idée est que faire vivre ensemble des gens différents c’est certes plus compliqué (je partage votre idée : c’est plus facile d’être entre soi) mais c’est source de compréhension et donc de paix. Et là dessus je suis assez d’accord.

    – la politique de mixité sociale a pour but de faire vivre ensemble riches et pauvres. Parce que être catho ou pas, musulmans ou pas, bac + 5 ou pas…. c’est une question d’homme. Et on peut préférer vivre avec des gens qui nous ressemblent. Etre riche ou pauvre, c’est une question de porte monnaie. Il y a des bac + 5 pauvres, des musulmans riches, … et la vérité c’est que la vraie mixité sociale, c’est celle-là. Parce que pour les pauvres qui non suelement vivent ensemble entre pauvres, c’est discriminant, c’est humuliant.

    Et puis le jour où les quartier pauvres seront aussi beaux que les riches, le jour où une adresse dans un quartier pauvre ne sera plus synonyme de discrimination à l’embauche (et je rappelle que le 1er critère de discrimination, c’est celui-là), la mixité sociale ne sera plus une question de volonté politique….

    – Enfin, il y a une perception des choses qui veut que si vous voulez vous intégrer dans un groupe, il vaut mieux y être minoritaire : c’est le concept du séjour en immersion à l’étranger. Et donc, l’idée que pour les plus pauvres, vivre « mélangés » aux plus aisés, c’est bénéficier de leurs réseaux, s’ouvrir à un univers plus large, bref c’est la théorie de « être tirés vers le haut ». Et ça non plus c’est pas faux.

    Voilà, amicalement et en vous remerciant pour vos articles qui relèvent le niveau…. et qui ont le mérite de sortir d’un certain politiquement correct.

    Delly

  9. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    23 février 2010 17:16

    Delly,
    Bonjour et merci.

    Je suis assez d’accord avec vous. Je ne faisais que décrire un état de fait : la tendance naturelle de l’être humain à aller vers la facilité.

    Personnellement, je préfère les MOF sur lesquels j’ai fait un papier hier. Je suis plus attirée par un volontarisme de l’effort mais aussi de satisfactions plus fortes plutôt que par le laisser aller.

    J’avais un père spirituel qui disait que chacun d’entre nous suit toujours sa pente : toute la question est de savoir dans quel sens. La mixité sociale, c’est bien pour tous ceux qui sont curieux, des autres, des nouveautés, d’une plus grande connaissance ….

    Las, je crains que ce ne soit pas la majorité de nos contemporains.

  10. salyra permalink
    11 juillet 2010 11:30

    pour ou contre la mixite sociale???

  11. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    11 juillet 2010 12:42

    Salyra, bonjour et bienvenue.

    Je suis contre les ghettos en ce qu’ils sont forcés. Je suis toutefois forcée de constater que les gens se mettent eux-mêmes dans leurs propres ghettos.
    La question ne me parait donc pas de savoir si la mixité sociale est bien mais de se poser la question : doit-on vraiment faire le bien des gens malgré eux.

  12. Fiouh permalink
    31 août 2010 21:47

    Vous semblez écarter le fait que la diversité des (pseudo) « choix » immobiliers offerts (vendus)auX classeS moyenneS est aussi très avantageuse pour les investisseurs-spéculateurs (précisons qu’on appelle aujourd’hui « classes moyennes les gens qui bossent régulièrement et à plein temps.)

    L’immobilier fonctionne comme le reste … c’est très stratifié.
    Tout comme on trouve l’épicerie bas de gamme, puis un peu mieux, puis moyen, un peu luxe et très luxe. Pour les locations vacances, c’est idem.

    Personnellement, même pauvre, je refuse le logement social. Le « logement social » est tout simplement un principe qui justifie le « parquage » des plus pauvres. Et politiquement cela signifie a) abandon et marginalisation systémiques ou b) surveillance en fait A et B.

    Dans ce domaine : il n’y a aucun « moyen » terme.

  13. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    14 septembre 2010 21:14

    @Fiouh

    Bonjour et bienvenue. Pardonnez-moi d’avoir tardé à vous répondre.

    Bien sûr vous avez raison : les promoteurs profitent de tout cela. Et c’est vrai aussi de Quick qui ouvre des restaus halal dans les quartiers musulmans, c’est aussi pour en profiter ….

    Mais dans ce monde, tout est argent : regarder un match de foot à la TV enrichit la TV, les clubs qui jouent, les joueurs. C’est vrai du rugby aussi, évidemment et de ceux qui achètent des disques de musique classique, et des livres, et des carottes au marché de David Martin.

    Et chacun de nous a envie d’argent pour nourir ses enfants, etc.

    Mais cela n’empêche pas qu’il est plus facile de vivre avec des voisins qui nous ressemblent.

  14. salyra permalink
    8 février 2011 20:12

    bonsoir

    J aimerai savoir sur quoi et quels criteres les bailleurs sociaux se base quand ils octroient les appartements pour rentrer dans leurs politique « mixité sociale »?

    apparemment le quartier la villette a paris a réussi ce pari ?

    et je reste persuadé que ceux qui prône cette mixité ne sont pas prêt a habiter a barbès ou st denis ..
    et pour finir je pense que l’on ne doit pas et peut pas se permettre de savoir ce qui est bien ou pas pour l’autre donc mixité sociale peut être violente pour certains ?

    voila j essaie de me questionner car je prepare un memoire sur cette thématique donc n hésitez pas si certains ont des infos
    donnez moi vos avis
    marci

  15. JRN permalink
    24 juin 2012 07:19

    Bonjour ! C’est suite à un petit coup de Google sur l’intérêt que suscite la loi SRU que je vous rejoins. (On semble être bien peu à se poser la question voire à réfléchir au sujet dans sa globalité…) C’est avec plaisir que je lis vos billets qui sont écris avec une fraîcheur que j’aprécie.
    J’habite dans une jolie petite ville à 10 km de Paris ; une de ces villes qui payent chaque année une forte amende pour échapper à la densification et autres logements sociaux. Mais depuis quelques temps, nous ne semblons pas avoir d’autre choix que nous conformer à la loi ; vu que nous avons un lopin de terre polluée à aménager.
    Une occasion que la ville a (du) saisi(r) pour répondre au « besoin » de densification, en doublant le pourcentage règlementaire, en termes de logements « sociaux ». Tout cela avec une absence quasi-totale de transport en commun et un RER saturé.
    Pour répondre aux vrais questions de solidarité, je suis à la recherche des vraies questions…
    L’enquête publique autour de « notre » projet n’aura récolté qu’une toute petite dizaine d’avis – sommaires dans l’ensemble. Pour un pays de raleurs et autres grévistes récurrents, c’est maigre.

  16. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    24 juin 2012 08:30

    @JRN bonjour et bienvenue

    Ravie de votre intervention : eh oui, typiquement français, râler devanat la TV, considérer qu’un mot recouvre une réalité, refuser de voir tous les aspects d’un problème et se concenter sur une réaction d’affectivité en oubliant que l’affectivité montre plus sur soi que sur une réalité ….

    La mixité sociale était devenue un slogan, bien mignon et comme d’habitude en France, que nous avons tous envie d’approuver. Chez les autres.

  17. Martin permalink
    23 mars 2015 13:41

    Dans ma copropriété, il y a un peu de mixité sociale.
    Alors, voilà comment ça se passe : un jeune couple occupait un logement. Ils viennent de déménager hier soir dimanche à la tombée de la nuit.
    Ils ont encombré le local poubelle avec un canapé, deux fauteuils, un poêle à pétrôle et un bidon de pétrole moitié plein.

    Bien sûr, c’est interdit, c’est même marqué avec des panneaux écrits en gros.

    Il faut croire que certains ne savent pas lire ou s’en foutent éperduement.

    Vu les meubles, ils viennent d’une association caritative et ont coûté très peu cher, ou ont été peut-être fournis gratuitement.

    Ces gens là ont amené un petit camion, ils auraient donc pu très bien aller mettre ces affaires devant la déchetterie puisque c’était dimanche, et bien non, ils les ont mis dans le local poubelle. on ne peut plus passer d’un côté,e t de l’autre, on peut à peine ouvrir la porte..

    Et alors, l’entreprise de nettoyage va enlever tout ça avec des frais supplémentaires d’autant plus que la déchetterie lui fait payer en tant que professionnel. J’ai fait mon enquête et je sais qui a fait cela. Donc je signale au syndic pour qu’il fasse payer au propriétaire du logement, qui lui pourra le répercuter sur le dépot de garantie. Mais ce n’est pas sûr que ça marche.

    Et dans ce cas, c’est tout le monde qui va payer….

    Vive la mixité sociale…. Il faudrait que les gens se comportent normalement pour que ce soit possible. Et ce n’est pas un cas isolé.

    Et le locataire en question, va retourner à Emmaüs et consorts pour refaire la même chose avec son prochain logement. Pourquoi s’em…… à déménager, on va chercher d’autres meubles en meilleur état vu le prix…

    Qu’on ne me parle pas de mixité sociale…

Trackbacks

  1. Des logements sociaux pour tous ? « Pourquoi se compliquer la vie ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :