Skip to content

Des nouvelles de Rom Houben

25 novembre 2009

Rom Houben est ce belge, cultivé et diplômé qui a eu à 20 ans un accident de voiture et en est resté paralysé. Dans le coma selon la médecine jusqu’à il y a 3 ans. J’ai déjà parlé de lui surtout parce que la première idée qui m’est venue est que cette histoire montre que la médecine fait des progrès tous les jours et qu’une vérité médicale aujourd’hui sera une erreur médicale demain.

Reste que depuis 3 ans, le personnel soignant de l’hopital sait qu’il est conscient. Par conséquent, le traitement qu’il suit a été modifié et qu’il a cesé d’être totalement paralysé. Aujourd’hui, il maîtrise un doigt, ce qui lui permet de communiquer avec sa famille, de bouger seul son fauteuil roulant.

Il parlait quatre langues avant son accident et aujourd’hui, il peut encore répondre dans ces quatre langues.

Rom Houben a projet d’écrire un livre pour raconter ses 23 années passées à vivre au milieu de gens qui le considéraient comme un légume et à qui il était incapable de faire comprendre qu’en réalité, il était conscient de tout.

Le pire a été le jour où ma mère et ma sœur sont venus m’annoncer la mort de mon père. Je voulais pleurer mais mon corps restait immobile. La frustration est un mot trop faible pour décrire ce que je ressentais. J’ai été le témoin de ma propre souffrance lorsque les médecins et infirmières tentaient de me parler et finissaient par renoncer. Alors tout mon temps, je le passais à rêver d’une vie meilleure. Et bien entendu, je n’oublierai jamais le jour où on a identifié mon problème. Cela a été comme une seconde naissance.

Récemment, il est allé planter un arbre sur la tombe de son père. Il lui a écrit une lettre. Il a gardé les yeux fermés pendant une demi heure. Il ne peut pas pleurer.

Le Dr Laureys (Coma Science Group, Centre de Recherches du Cyclotron et département de neurologie du CHU Liège et Maître de Recherches FNRS) a démontré que plus de 40 % des mauvais diagnostics sont encore posés chez certaines catégories de malades… Il rappelle également qu’il est essentiel, après un coma, de savoir si un malade est plongé dans un état végétatif ou s’il se trouve dans état de conscience minimale puisque les pronostics et les traitements en dépendent … et que les progrès de ces malades en dépendent aussi.

Le cadre juridique français actuel, que certains parlementaires voudraient voir élargi, prévoit que, dans le cas d’une personne « hors d’état d’exprimer sa volonté » et « en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable », le médecin peut « décider de limiter ou d’arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n’ayant d’autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie de cette personne, après avoir respecté la procédure collégiale définie par le code de déontologie médicale ».

C’est ce que vivait Rom Houben : hors détat d’exprimer sa volonté et affection grave et incurable.

Et ce n’est pas la première fois qu’il y a des gens qui sont revenus à la vie et qui ont affirmé avoir parfaitement entendu qu’on discutait de leur traitement et de leur fin de vie….

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :