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La mixité à l’école, et si finalement ….

13 septembre 2009

Quand je regarde mon blog d’un oeil extérieur (et comme j’y écris sur tout ce qui me passe par la tête, mais pas tout, ma mémoire ne sait plus quels sont les sujets que j’ai abordés, ceux que j’ai éliminés et ceux que j’ai commentés sur d’autres blogs), je m’aperçois qu’il est tout de même un tant soit peu féministe.

La mixité à l’école est un mythe incapacitant, on n’a pas le droit de revenir dessus. C’est définitivement un progrès et seules de vielles connes réactionnaires peuvent ensisager que, non .

On est forcé de constater que les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons. On est forcé de constater que les garçons ont de meilleurs résultats professionnels que les filles (créations d’entreprises, postes de direction, revenus du travail ….).

Pourquoi ?

Fistonchéri, quand il était petit, la première fois qu’il a eu connaissance de cette disparité a été outré. (Il l’est toujours). Il m’a demandé pourquoi c’était comme ça.

J’ai tenté de lui faire une réponse la plus honnête possible, c’est-à-dire hors de tout militantisme féministe -après tout c’était un garçon que j’élevais – en faisant état de tout ce qui me paraissait avoir une influence sur cette situation :

– pour ce qui est des salaires, s’agissant d’une moyenne, les postes de direction étant attribués aux hommes, cela avait forcément un effet mathématique mécanique sur la moyenne des salaires hommes/femmes (les matheux de mes lecteurs répondront probablement qu’au regard du peu de dirigeants par rapport au nombre d’exécutants, l’effet doit être epsilonnesque)

– l’essentiel des jobs à mi temps, trois quarts temps, et autres temps partiels est tenu par les femmes mères de famille ou nanties d’un mari assurant l’essentiel du niveau de vie, ce qui réduit forcément le total des salaires des femmes,

– les femmes voyant plus facilement la totalité des éléments d’un problème ont plus de mal à prendre des décisions que les hommes qui ne voient que ce qu’ils regardent, ce qui limite leur appétence pour les postes de direction stratégiques (les mieux payés)

les hommes se surévaluent plus que les femmes les femmes se sous évaluent plus aisément que les hommes (ya qu’à voir, pour un premier job, les hommes négocient leurs salaires et les femmes accceptent ce qu’on leur propose),

– les hommes (en majorité) font passer leur réussite professionnelle avant leur réussite familiale et les femmes font le contraire. Dit autrement : un homme ne peut pas être heureux s’il n’est pas satisfait professionnellement et une femme ne peut pas être heureuse si sa vie de famille n’est pas heureuse.

– à vous d’en trouver d’autres …

– mais aussi les femmes, en présence d’hommes, perdent l’esprit de compétition.

Le Monde vient de publier un article commentant une étude sur les résultats des concours aux écoles de commerce :

Les conclusions de cette étude sont accablantes. Les candidates aux concours de l’école de Jouy-en-Josas (Yvelines) ont beau avoir de meilleurs dossiers que leurs concurrents masculins (mentions au bac supérieures, meilleure représentation dans les bonnes classes préparatoires), elles y réussissent moins bien. Alors que le pourcentage d’hommes et de femmes candidats est équilibré sur les trois années étudiées (50,84 % d’hommes, 49,16 % de femmes), le pourcentage de femmes admissibles tombe à 46,32 %, et celui d’admises à 45,92 %… Pis, après le concours, « celles qui l’ont réussi obtiennent en première année en moyenne des notes d’examen supérieures à celles de leurs congénères masculins. »

Bien sûr, c’est Le Monde, donc ils concluent forcément que c’est un effet du poids social de notre civillisation patriarcale et du système éducatif français.

Sauf que :

nous l’avons vu, même en maternelle en Suède, les filles aident les garçons
– les petites anglaises élevées dans une école non mixte ont l’esprit de compétition, ce qui n’est pas le cas des petites anglaises élevées dans une école mixte.

Alors, je me demande si les mamifères mâles à deux pattes, comme ceux à quatre pattes, ne diffuseraient pas des phéromones affirmant : je suis le meilleur et si les filles, toujours en attente de séduction, renonceraient à lutter contre eux pour ne pas les contrarier.

Alors, je vous demande si la mixité officiellement destinée à favoriser l’égalité ne serait pas la plus perverse astuce des mecs pour garder la primauté. Regardez vos réactions qui peuvent se résumer globalement par, entre filles l’ambiance est mauvaise.

C’est peut-être ça, l’esprit de compétition.

C’est peut être ça l’absence d’esprit de compétition des femmes : on veut une bonne ambiance, ce qui effectivement tue dans l’oeuf le moindre germe de compétition.

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5 commentaires leave one →
  1. marion permalink
    13 septembre 2009 11:30

    hahaha belle démonstration!
    Ce doit être pour ça que j’ai toujours détesté la compétition et préféré les jeux collaboratifs … c’est parfait je vais pouvoir accuser les garçon maintenant 😉

  2. 14 septembre 2009 11:01

    mais c’est pas bête du tout cette analyse!
    c’est tellement vrai pour la négociation du salaire… Les femmes, on est déjà en retard, rien que pour le premier job. Alors évidemment, l’écart se creuse avec le temps…
    Concernant l’ésprit de compétition, je pense qu’il existe encore, même avec la mixité, mais effectivement, beaucoup moins fortement qu’entre femmes seulement. C’est vrai qu’entre filles, on finit par vouloir éliminer les autres, avec une violence certainement plus forte que face à des hommes.

    Je dirais qu’avec les hommes, il y a comme une paroi de verre, qui nous séparerait en deux catégories, comme au sport: l’impression de ne pas jouer dans la même cour, et donc de ne pas pouvoir entrer en compétition avec eux sur le même terrain.
    C’est logique au sport, mais intellectuellement, en effet, c’est terrible, cette auto-censure.

  3. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    14 septembre 2009 13:47

    Oui, je trouve. Et celle-là elle est de notre faute à nous : faut arrêter de croire qu’il faut marcher trois pas derrière les hommes pour leur plaire !

  4. 14 septembre 2009 14:27

    le truc, c’est que le combat vers l’égalité nécessite un énorme déploiement d’énergie au quotidien, pour les femmes.
    Vu que c’est beaucoup plus difficile pour elles que pour les hommes d’obtenir plus… et bien toutes ne sont pas faites pour se battre comme des damnées.
    D’autres choix s’imposent, et passent avant celui de la compét’.
    Le combat est inégal dès le départ, c’est bien pour ça que c’est mal barré! Surtout qu’en ce moment, nous manquons cruellement de représentantes féministes pour défendre nos causes!(mais je suis optimiste quand-même 🙂

  5. pourquoisecompliquerlavie permalink*
    14 septembre 2009 16:44

    Oui, c’est exactement cela : pour les garçons, la bagarre est naturelle et plaisante et pour nous, c’est d’abord une bagarre contre nous même !

    C’est pourquoi je pense pour de vrai que chacune de nous doit décider ce qui lui plait le plus : ne pas se battre sans arrêt (car les mecs regrinottent jour après jour – ce sont les champions) ou avoir la satisfaction de gagner même si on doit sans arrêt être sur la défensive.

    Pour ce qui me concerne, depuis deux ans, j’ai repris une position d’attaque et de bagarre. Mais Fistonchéri est majeur, quasi marié et quasi casé professionnellement.

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