L’homosexualité innée, une fausse bonne nouvelle pour les homosexuels ?

2010 février 5
par pourquoisecompliquerlavie

Le docteur BALTHAZART, chercheur et chargé de cours à l’université de Liège a publié hier un livre intitulé Biologie de l’homosexualité. On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être dans lequel il synthétise pour le grand public l’état actuel des recherches et de ses propres conclusions selon lesquels la thèse de l’homosexualité innée est scientifiquement aujourd’hui la plus plausible.

Il explique que des études scientifiques suggèrent que les homosexuels auraient été exposés durant leur vie embryonnaire à des concentrations atypiques d’hormones, trop d’androgènes pour la femme et inversement pour l’homme, durant une phase précise du développement de l’embryon et que d’ailleurs, en laboratoire on peut rajouter, lors d’une phase précise du développement, de la testostérone dans les embryons femelles ou bloquer l’action de la testostérone dans les embryons mâles et qu’à l’âge adulte on retrouvera des caractéristiques comportementales du sexe opposé bien que les structures morphologiques et génitales de l’animal n’aient pas été modifiées.

Il n’explique en revanche pas l’origine de ces concentrations atypiques d’hormones chez certains embryons, génétique ou « stress très important subi par la mère » .

Son intention en publiant ce livre est « de rééquilibrer la balance. En dépassant le conflit stupide inné/acquis ou nature/environnement. Car tout est interaction entre les deux. Sur une base scientifique, je voulais aussi démonter les croyances selon lesquelles l’homosexualité serait une maladie, une perversion, une déviance ».

Certains bloggeurs homosexuels belges se sont réjoui de la publication grand public de l’état de ces recherches. Je me demande s’ils ne sont pas allés un peu vite dans leur satisfaction d’avoir enfin la science à leur côté pour lutter contre « l’obscurantisme des instances religieuses » qui « stigmatisent » les homosexuels.

En fait, je ne crois pas que ce soit une avancée pour les homosexuels : il ne me semble pas que la question soit de savoir d’où viennent l’homosexualité et l’hétérosexualité, voire la bisexualité. Innées ou acquises, hétérosexuels et homosexuels ont le sentiment de ne pas avoir le choix dans leurs attirances sexuelles. Toutes et tous, nous avons des préférences : grand(e)s ou petit(e)s, blonds(e) ou brun(e)s, gro(se)s ou maigres, hommes ou femmes, tomates ou salades, chiens ou chats…

Nier ces attirances relève de l’aveuglement ou de l’imbécilité.

La question n’est pas de savoir d’où elles viennent mais de décider quelle attirance est normale et quelle attirance est anormale, et dans la catégorie « anormale », de décider ce qui relève de l’originalité et ce qui relève de la maladie.

Plus le temps passe, plus la médecine s’oriente vers des thérapies embryonnaires et vers des thérapies géniques pour corriger le plus tôt possible des maladies détectées.

Ainsi, selon que l’on décidera qu’un état relève de la maladie, et avec les progrès de la médecine, les traitements possibles seront de plus en plus nombreux, on le traitera. Comme pour pouvoir traiter le plus tôt possible, il faut détecter le plus tôt possible, les recherches vont bientôt essayer de trouver comment repérer les états hormonaux embryonnaires de nature à prévoir la sexualité des enfants à naître. Ce qui est aujourd’hui quotidien pour la trisomie 21 risque donc fort de l’être pour les homosexuels.

Il sera donc certainement un jour possible (je crois que nous pouvons compter sur la recherche américaine pour cela) de détecter des enbryons homosexuels pour les soigner ou les supprimer. Mais soyons sérieux, de même que la recherche médicale se penche essentiellement sur les cas les plus courants (voir les maladies orphelines), elle ne se penche guère sur des solutions de soins quand des solutions de suppression sont possibles.

Aujourd’hui 95 % des embryons trisomiques sont tués avortés.

Comme dans nos civilisations évoluées, pour ce qui est de poursuivre une grossesse d’embryon non « parfait » , la décision dépend uniquement de la mère et comme, motivées des meilleurs intentions du monde, de très nombreuses mères ne voudront pas mettre au monde un enfant qui présente plus de risques que d’autres de n’avoir pas une vie « normale », je me demande si on ne doit pas craindre la disparition quasi totale de l’homosexualité, de même qu’il n’y a quasiment plus de trisomiques.

Edit : je ne veux pas qu’on me reproche de comparer les trisomiques et les homosexuel(le)s. Je ne le fais qu’au regard de mes craintes quant au ressenti de futures mères qui ne souhaitent que le meilleur pour l’enfant qu’elles portent et ne connaissent pas encore.

La France manque de logements … sociaux ?

2010 février 2
par pourquoisecompliquerlavie

Ce lundi, la Fondation abbé Pierre vient de rendre public son quinzième rapport sur le logement. Ce lien permet de télécharger tout ou partie du rapport et de ne pas se contenter des quelques lignes de résumé de nos journaux habituels (web ou papier).

10 millions de personnes pas, très mal ou mal logées. Parmi les mal logées, sont comptées les personnes qui vivent en meublés et celles qui ont des difficultés à payer les factures nécessaires au chauffage de leur logement.

En 2009, il y aurait un déficit de 900.000 logements, soit 100.000 de plus qu’en 2008. Et manquent bien sûr des logements sociaux.

La Fondation formule des propositions pour résoudre le problème. Ce sont des propositions à court terme. Comme pour les retraites : pas dire de choses désagréables mais pas vraiment résoudre de problème.

Construire plus de logements sociaux. Fausse bonne idée. 

Les logements sociaux ne sont majoritairement pas occupés par des gens qui en ont vraiment besoin.

Un organisme de logement social ne renvoie jamais un locataire qui paie son loyer. Sauf dans quelques départements particuliers, les taux d’impayés dans les logements sociaux sont ridiculement bas. Pas parce que les loyers sont adaptés aux revenus. Mais parce que la plupart des locataires de logements sociaux ne les quittent pas en raison de l’intérêt pour eux de garder des loyers très bas.

Bref, une fois qu’on y est entré, si on paie son loyer, on peut mourir dans un logement social, même si en route, on s’est acheté une résidence secondaire.

Ceux qui ont eu la chance d’avoir un logement social à Paris, par exemple, ne les quittent bien souvent pas. Nous connaissons tous des familles qui sont entrés dans des logements de l’OPAC avec des enfants, qui 20 ans plus tard n’hébergent plus leurs enfants qui se sont mariés et/ou sont partis vivre leur vie et ces ménages devenus sans enfants continuent d’habiter leurs 4, 5 ou 6 pièces.  Or au fur et à mesure de leur avancée dans leur vie, leurs moyens ont augmenté et pourtant, ils restent dans leurs logements sociaux.

Pour toutes les bonnes raisons du monde : ils aiment ou se sont habitués à leur quartier, c’est beaucoup moins cher que les loyers du marché libre, ils ont décoré leur appartement et n’ont pas envie de recommencer, etc. Mais, il n’en demeure pas moins qu’ils prennent la place de ménages ou de familles contraintes de se loger en loyer libres et qui peuvent donc se retrouver ainsi trop petitement logés ou mal chauffés.  Je connais même un ménage retraité de 80 ans  qui vit toujours dans son duplex de 150 m² à deux !

D’autre part, ce que l’on ignore assez souvent, c’est que là où il y a besoin de logements sociaux, il n’y a globalement pas de place pour les construire. Les sociétés de HLM de Roanne (au hasard) démolissent leurs immeubles. A Chateauroux aussi. Les villes se dépeuplent et il n’y a donc aucun besoin de logement social à Roanne, Chateauroux, Auxerre et d’autres villes de moins de 100.000 habitants. C’est vrai de très nombreuses villes de province.

Et qui va forcer les mal logés de Paris à aller vivre à Roanne, Guéret et autres villes qui ont des logements libres ?

A Paris et dans la région parisienne, il n’y a plus de place pour construire.

Dans Paris, on ne peut pas contrsuire plus de 8 étages. Qui connait dans Paris des terrains où l’on pourrait construire des ensembles immobiliers ? C’est évidemment vrai aussi de la proche banlieue. Cette zone est la plus dense de France. C’est vrai de Lyon et ses alentours, Marseille et ses alentours, Lille et ses alentours. Il ne reste que les espaces verts (on n’y touche pas, faut garder du vert dans nos villes), les espaces publics (oui, mais quand on entasse des gens, il faut aussi leur permettre de circuler).

Dans les années 60, on a essayé les « villes nouvelles » devenues depuis « villes dortoirs ». On s’est aperçu, face aux théoriciens de l’urbanisme moderne, que, si, les gens aiment vivre là où il y a des petits commerçants commerces de proximité, dans une ville qui ressemble à une ville et que les grands centres commerciaux, c’est bien quand il y a ces petits commerçants en bas de chez soi.

Par ailleurs, les villes de plus lointaine banlieue, dans lesquelles il reste des terrains où l’on pourrait construire, ne veulent pas ou plus de logements sociaux. Les logements sociaux, c’est besoin de plus d’écoles, de services publics, de transports, …,  bref plus de dépenses pour des gens qui ne sont pas forcément des électeurs et que les électeurs déjà présents n’ont pas envie de voir arriver, pour des gens qui paieront une taxe d’habitation sans rentabilité au regard de l’augmentation des charges des communes.

Que croyez-vous, même un maire socialiste/communiste préférera participer à la construction d’un commissariat de police qu’à celle de logements sociaux. Même avec des emprunts à taux zéro, nombre de communes ne veulent pas construire de nouveaux logements sociaux. 

Triste, mais humain.

Donc, augmenter le nombre de logements sociaux est un voeu pieux, mais assez peu réaliste.

Je n’ai pas la prétention de résoudre à moi toute seule ce problème mais je me demande si une solution ne passerait pas par deux mesures :

  • instaurer un maximum de revenus pour rester dans un logement social et un rapport nombre de personnes/nombre de pièces, de sorte que les logements sociaux soient occupés par les foyers qui ne peuvent se loger décemment hors d’appartements sociaux,
  • instaurer un véritable parc de logements à loyers médians en faisant plus participer les personnes privées à la construction de logements intermédiaires. Il faudrait améliorer le système des logements Besson de sorte qu’il devienne encore plus intéressant pour les propriétaires d’acheter des logements construits pour être loués à des loyers intermédiaires et de louer à des loyers intermédiaires : revenus locatifs non imposables par exemple, déduction des emprunts des autres revenus, que sais-je encore…

 

 

 

Des nouvelles de Haïti. Et maintenant ?

2010 janvier 30
par pourquoisecompliquerlavie

Mardi 12 janvier, un énorme tremblement de terre ravageait Haïti. Aussitôt, des millions de personnes dans le monde et en France ont donné des millions d’euros. Plus de 40 millions d’euros en France et 58 millions de US$ (moins que les français, cocorico).  Des milliers de personnes, en France et dans le monde, militaires et civils professionnels de l’aide humanitaire sont partis en Haïti. 

Les américains, les plus proches, sont arrivés les premiers. Ils ont occupé l’aéroport et ont commencé à fouiller les décombres. Les autres nationalités sont arrivées et les secouristes ont aussi fouillé les décombres. Dès que des secouristes d’une nationalité attaquaient un immeuble, assez logiquement, les autres allaient ailleurs. De très nombreuses personnes ont ainsi été sorties des blocs de béton, de pierre et de briques qui les enfermaient.

Deux semaines après le séisme, une jeune fille était sortie vivante des décombres. Encore. Qui imagine les deux semaines qu’elle a passées ? Sans nouvelles de ses proches, craignant probablement de mourir là, souffrant la faim, la soif, la peur, sans pouvoir bouger ?

Les secours se sont concentrés à Por t au Prince, la capitale. Pour des tas de raisons : plus proche de l’aéroport et donc du ravitaillement en vivres et en matériel, parce que c’est la capitale, donc la ville la plus peuplée, donc celle avec le plus grand nombre de personnes à sauver et/ou à secourir, Port au Prince a été dévastée et devra être reconstruite à 75 %, etc. Le séisme n’a pas touché que Port au Prince et ailleurs les gens n’ont vu personne pour les aider. Une femme est ainsi restée une semaine sur la chaussée, les deux jambes cassées.

Dans les bilans, ne sont annoncés que les chiffres « certains » : 170 000 morts, cela signifie qu’on a retrouvé 170 000 corps. Jean-Max Bellerive, le premier ministre haïtien craignait lundi qu’il reste encore 200 000 corps à découvrir… Des milliers d’orphelins. Plus d’un million de sans abri. Sans abri, ça veut dire aussi, sans papiers, sans vêtements, sans ses affaires personnelles, sans ses souvenirs : une maison qui s’écroule, s’écroule sur tout ce qu’elle contient. Vous qui me lisez au calme d’un pays tempéré, regardez ce qui est autour de vous, c’est tout ce que vous auriez perdu, en plus de vos amis et probablement d’une partie de votre famille. Il n’y a pas que les maisons détruites, il y a les boutiques, les banques (donc plus d’espèces) les ateliers, les adminsitrations, bref les lieux de travail.

Des chefs d’états sont venus voir.

 Aujourd’hui, il y a encore des cadavres dans les rues, les pillards pillent, les épidémies arrivent, des secouristes étrangers partent en repliant leurs hopitaux mobiles, les russes en tête. Quelques écoles, celles qui ne sont pas détruites et celles qui ne servent pas d’hébergement d’urgence vont réouvrir. Des vendeurs vendent ce qu’ils ont pu retrouver à ceux qui peuvent acheter. Petit à petit, une vie « normale » tente de se réinstaller.

Petit à petit, ce séisme ne sera plus d’actualité pour nous. Il le restera par contre pendant encore des années pour eux et pour toute leur vie pour certains haïtiens.

Il y a en effet aussi toutes les séquelles post traumatiques qui s’installent et qui ne sont pas gérées, il y a aussi tous les blessés, ceux qui ont été soignés et ceux qui ne l’ont pas été, et ceux qui l’ont été sauvagement.

Des chefs d’états s’émeuvent.

Des chefs d’état se vantent.

Habituellement, je ne fais ni pro USA, ni anti USA, c’est un pays qui a ses inconvénients et ses avantages et l’appétence qu’on peut avoir pour lui dépend du point de vue. Mais, là pour Haïti, je ne suis pas convaincue de ses mérites. C’est le pays de l’efficacité : OK. C’est vrai. Pour ne pas avoir à réduire des fractures, ils ont amputé. Pour pouvoir amputer beaucoup, ils n’ont même pas fait la chirurgie réparatrice qui permet d’avoir un moignon non infecté sur lequel les patients pourront installer une prothèse. Donner des soins post opératoires, c’est trop long pour les américains. Les cicatrices (os, chairs et peau) se sont infectés et d’autres équipes médicales doivent amputer plus haut aujourd’hui pour éviter la gangrène ou la septicémie. 

La vantardise d’Obama (Le texte du président Obama en Anglais dans Newsweek et en français dans Le Monde) :

J’ai tout de suite ordonné un effort rapide, coordonné et pugnace afin de sauver des vies en Haïti…  nous agissons pour une raison toute simple : dans les moments tragiques, les Etats-Unis d’Amérique se mobilisent et apportent leur aide. C’est ainsi que nous sommes. C’est ainsi que nous agissons.

Depuis des décennies, le leadership américain est fondé en partie sur le fait que nous ne recourons pas à notre puissance pour soumettre les autres, nous l’utilisons pour les aider à reprendre pied …

Quand nous ne montrons pas seulement notre puissance, mais aussi notre compassion, le monde nous considère avec un mélange de respect et d’admiration. Cela renforce notre leadership. Cela montre le caractère de notre pays…

Je peux comprendre l’urgence dans l’action, je peux comprendre que les USA aient voulu agir en force  efficacité pour se faire pardonner leur inaction à la Nouvelle Orléans, je peux comprendre que les USA veuillent aider à reconstruire ce pays pour ne pas avoir à acceuillir des réfugiés, je peux comprendre … je ne sais pas quoi d’autre.

Je ne peux comprendre qu’à trois pas et demi de leurs propres côtes et contrôlant l’aéroport, ils n’aient pas envisagé de soigner mieux les blessés en les emmenant dans leur hôpitaux. Je ne peux comprendre qu’ils n’aient pas compris que couper à tour de bras des bras (pardon pour le jeu de mot facile) de jeunes, cela revient à donner à tous ces gens déjà éprouvés un avenir peu brillant.

Je ne peux comprendre que Barak Obama profite de ce malheur pour faire la pub pour les USA.

Mais c’est vrai, je ne dois pas comprendre grand chose à la politique.

Des nouvelles de la grippe A ? et des fruits et légumes

2010 janvier 30
par pourquoisecompliquerlavie

Vous savez, cette grippe qui, selon l’OMS, devait tuer des millions de personnes dans le monde et plus de français que la grippe saisonnière ordinaire et banale. Qui a finalement tué 14 711 personnes. Dans le monde, pas en France, dans le monde ! En France, 275 morts (métropole et DOM TOM)

Cette grippe pour laquelle les entreprises ont dû prévoir les conséquences de la pénurie certaine de personnels pour continuer à produire. Elles devaient préparer elles aussi un plan pandémie comme le le gouvernement.

Cette grippe pour laquelle la France a acheté plus de vaccins qu’elle ne compte d’habitants. Ces vaccins qu’on a commandés mais qu’on ne veut finalement pas payer parce qu’on en n’a plus besoin ? En se foutant du droit ? Bel exemple …

Cette grippe pour laquelle la Suisse avait recommandé de faire des réserves de nourriture.

Cette grippe pour laquelle on a organisé des centres de vaccination qui fement demain alors que la sécu envoie encore les bons de vaccination… Des centres qui devaient vacciner 75 % des français mais qui n’en ont même pas vacciné 6 % !

Cette grippe dont l’épidémie est terminée, mais continuez à vous vacciner parce qu’elle va recommencer à la fin de l’hiver : « car une deuxième vague épidémiologique n’est pas exclue » qu’ils disent . Z’ont raison : faut continuer à entretenir la peur.

Donc nous avons survécu à la grippe.

Maintenant faut survivre au reste. 

Et pour cela, faut manger 5 fruits et légumes par jour. Si, si : en mangeant 5 fruits et légumes par jour, vous évitez les maladies cardiaques, les cancers, les boutons, les impôts, les attaques cérèbrales, le diabète, le divorce et la mort.   C’est encore l’OMS qui le dit. Donc c’est vrai.

En France, en 2000, les producteurs de fruits et légumes ont même organisé une campagne : « 10 fruits et légumes par jour ». Ben voyons. Vous pensez aux laboratoires qui ont venu les vaccins ? C’est rien que du mauvais esprit ! D’ailleurs, leur site 10parjour.net est devenu Fraichattitude. C’est dire si cela a cessé d’être une autopromo pour devenir une règle de vie ! Mieux qu’une règle, une attitude.

C’est forcément vrai, c’est répété à la TV en boucle : les publicités pour les 5 fruits et légumes et la phrase que la loi a rendue obligatoire en sous titre de toute publicité pour n’importe quoi qui s’ingère. Depuis, tout le monde le répète en boucle est c’est devenu un de nous nouveaux mythes incapacitants : on n’a même pas le droit d’envisager de prétendre penser le contraire. Et les médias audio visuels qui veulent notre bien malgré nous, pauvres crétins qu’il faut instruire, ne cessent de le répéter dans des rubriques, dans des émissions, avec des chefs qui trouvent là le moyen de gagner facilement fric et notoriété.

Bref on nous manipule. Là aussi. Comme pour l’écologie.

Sauf que la faible consommation de fruits et légumes n’est que l’un des 20 facteurs de risques pour la mortalité humaine dans le monde ! Soit 5 % des facteurs de risque.

J’en ai marre. Vous, je ne sais pas, mais moi, J’EN AI MARRE.

J’en ai marre de cette France bien pensante qui alimente en permanence la peur de tout, et même la peur de vivre ce qui est quand même un comble quand on a peur de mourir.

 

La politique, c’est pour des gamins de maternelle

2010 janvier 28
par pourquoisecompliquerlavie

Il y a des tas de blogs politiques, de droite, de gauche, du milieu, du haut et du bas.  Il y a même des blogs de journalistes politiques, de gauche de droite, du milieu, du bas et du haut. Si vous remplacez « blogs politiques » par « journaux » ou « revues » ou « syndicats », ça marche aussi.

Ce qu’il y a de bien en France, c’est que si on est d’un côté de la barrière (la frontière entre la droite et la gauche), on doit, il faut, on ne peut pas faire autrement que de critiquer tout, tout mais alors vraiment tout ce qui est de l’autre côté. Par définition, par postulat, par principe, tout ce qui est de l’autre côté est bon à jeter.

Notez que depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, tous ceux qui ont essayé de transformer cette frontière en autre chose : centre gauche, centre droit, centre du milieu ou Modem sont restés à califourchon dessus jusqu’à ce qu’ils en aient assez, mais sans succès.

C’est probablement à cause de cela que je n’ai aucun intérêt pour la politique.

Et les gens qui la décryptent, que ce soient des professionnels ou des amateurs, les hommes politiques, les journalistes, les blogueurs qui discutent, qui commentent, qui expliquent la politique ne font rien pour m’en rapprocher.

Exemple dont j’ai déjà parlé : l’inceste est de droite mais pas de gauche. La burqa, gauche et droite sont majoritairement, comme les français d’ailleurs, pour une loi interdisant la burqa. Comme pour l’instant, c’est la droite qui a l’initiative sur le sujet, la gauche ne votera pas la loi, non parce qu’elle est contre, mais parce que à gauche on ne vote pas comme à droite.

Cerise sur le gateau, comme tous ces gens n’en ont jamais assez des pugilats, de chaque côté de la frontière, ils se battent entre eux.

Exemples tirés de l’actualité récente :

Les socialistes et Georges Frêche. Frêche a dit un truc sans intérêt en réponse à une vacherie de Fabius. Mais sa phrase ne méritait certainement pas cette levée de boucliers de prétendus-bien-pensants-antiracistes. C’est pas catholique est une expression française, ayant d’ailleurs son équivalent dans d’autres langues, mais qu’il va maintenant nous falloir retirer de notre vocabulaire ! Comme Tv ou photos en noir et blanc… D’ailleurs Martine Aubry, non contente de la mairie de Lille se propose aussitôt d’investir la mairie de Montpellier.

Dans la même série crétine : Villepin et Sarlozy. Ils ont tous deux, Sarkozy avec encore plus de moyens que Villepin,  préparé leurs réactions spontanées à tous les jugements possibles, susceptibles d’être rendus par un tribunal correctionnel. Résultats, l’un se met, sur son fil Twitter, au service des français qui n’en demandaient pas tant – bon, ça, propagande normale - et l’autre renonce à interjeter un appel qui lui est de toute façon interdit, en étant content d’un jugement qui à la fois relaxe Villepin tout en étant très sévère avec lui ! Mais sur le site officiel de l’Elysée. Certains le lui ont déjà reproché, d’autres vont s’y ajouter.

Bien entendu les blogs font comme le reste du monde politique : de gauche ou de droite, chacun avec le son de cloche de son côté de la frontière, critique l’autre bord, chaque jour, l’essentiel étant là aussi que la critique soit quotidienne…

De même que certains reprochent à Pie XII de n’avoir rien dit, sans tenir compte de ce qu’il a fait, aujourd’hui la critique porte bien plus souvent sur ce qui est dit que sur ce qui est fait, l’essentiel étant le bruit qui est fait. Justifié ou pas, on s’en fiche, faut faire du bruit.

Fatigant. Disqualifiant.

On dirait des gamins de maternelle dans une cour de récréation : M’dam, y m’a fait mal !

 

 

L’inceste n’est pas socialiste ? ni écolo ? ni coco ?

2010 janvier 27
par pourquoisecompliquerlavie

Hier, le parlement a voté à main levée une loi réprimant l’inceste ! Mais sans les socialistes, ni les verts, ni les communistes !

J’espère que ce texte ne remplacera pas l’ancien texte qui permettait de réprimer toutes relations sexuelles commises sur mineurs par personne ayant autorité. C’est ce texte qui était utilisé en cas d’inceste (les pères, grands pères, oncles ayant autorité) mais aussi par toute autre personne ayant autorité : professeurs, moniteurs, personne de confiance, médecins, ministres des cultes, etc.

Ce qui m’époustoufle dans cette histoire, c’est que des députés aient pu voter contre !

Voilà pourquoi la politique m’insupporte : si l’idée vient d’un bord, l’autre vote contre. Point. Qu’importe la justesse du texte envisagé. Et honnêtement, je ne pensais pas que l’inceste pût être politique !

Pour commenter l’intervention de Sarkozy, l’autre soir à la TV, face à dix français, il était peu surprenant que les gens de gauche le trouvent  « en panne de solutions, de réponse » (Martine Aubry) et ceux de droite qu’il ait « dit des choses en toute franchise et sans faux semblants » (Dominique Paillé). Postures de principe en période pré électorales. OK. C’est tellement prévisible que c’en devient peu sérieux et certainement pas crédible, enfin, je trouve. 

Mais sur l’inceste ? Au secours, qu’un socialiste, qu’un vert, qu’un communiste m’explique comment on peut voter contre ! A moins qu’aucun inceste n’ait jamais été commis dans la mouvance socialo-coco-verte ?

Alors, je sais bien que de leur point de vue, ce vote contre ne sert à rien, puisque cette loi n’apporte pas grand chose,  le Code pénal ayant déjà de quoi le réprimer, que la loi sera adoptée par les autres députés suffisamment nombreux, que c’est encore une loi symbolique, etc.

Mais %$£# ! comment peut-on voir de la politique partisane dans la répression de l’inceste ?!?

Ou c’est moi qui ne comprend rien à la politique ?

Ptet ben, notez.

La burqa – Beaucoup de bruit pour rien.

2010 janvier 25
par pourquoisecompliquerlavie

 

Depuis l’été dernier, la burqa à défaut d’être présente dans la rue, l’est dans de nombreux médias.

 

J’ai découvert avec plaisir il y a trois jours que Mr Vingt Trois, archevèque de Paris, avait sur le sujet la même position que moi :

« Je suis spontanément [...] réticent à l’idée que la République s’occupe de la manière dont on s’habille… Ou alors il faudrait aussi qu’elle s’occupe de la manière dont on se déshabille, ce qui n’est pas le cas actuellement. Est-ce qu’il faut donner le choix entre le voile intégral ou la publicité des femmes nues sur les 4×4 ? Je trouve qu’il faut être cohérent: si la République se met à s’occuper de nos habits, il faut qu’elle s’occupe de tous nos habits. Que nous ayons un jugement de valeur sur le port du voile intégral, c’est notre droit et il est normal qu’on puisse l’exprimer. Est-ce que ça doit se terminer par des règlements de police et des patrouilles dans les rues, ça me paraît un peu d’un autre ordre. »

Il a estimé qu’il n’avait pas à se prononcer sur ce sujet, en tant que responsable religieux.

J’ai toutefois trouvé des blogs qui osaient écrire que le débat sur la burqa partait dans tous les sens sans que personne n’ait le courage d’aborder le sujet sous son véritable angle : la compatibilité de l’Islam avec notre modèle de société démocratique ! Ce qui me parait franchement bizarre dans un pays où il reste peanuts de catholiques pratiquants.

Deux français sur trois sont en effet contre la burqa. Pas parce qu’ils compatissent au sort des femmes emburqatées.

La même proportion de français était contre Dreyfus au début du siècle dernier et contre le vote des femmes au milieu du siècle dernier et aujourd’hui favorables à l’euthanasie. Ah, le bon sens populaire ….

N’empêche que la mission Gérin va rendre son rapport qui propose une « résolution parlementaire » sans pouvoir contraignant, demandant que le voile intégral soit « prohibé sur le territoire de la République » et une loi visant à interdire le port du voile intégral dans les services publics et à la sortie des écoles mais non pas dans tout l’espace public, comme la proposition de loi de Monsieur Copé. La sanction serait le refus du service demandé ! Donc ni droit aux transports publics ni aux HLM.

Bref, beaucoup de bruit pour rien. Enfin, pas tout à fait : juste de quoi compliquer encore la vie des femmes qui n’ont pas les moyens de se payer une voiture et une nounou non voilée.

De là à penser que c’est un truc de politiques pour nous distraire de préoccupations plus importantes ou sur lesquelles ils n’ont en réalité aucun pouvoir …. Je vais finir par avoir ce mauvais esprit là.

Super Nanny, un modèle d’intégration ?

2010 janvier 21
par pourquoisecompliquerlavie

Super Nanny avait raconté dans son autobiographie, écrite assez vite après le début de sa célèbrité, son parcours :

Drôle de destin que le mien, celui d’une adolescente qui subit les traditions de son pays. Alors qu’à Tunis, je vivais dans le doux cocon familial, du jour au lendemain, je me suis retrouvée dans le XIXe arrondissement de Paris. Un véritable saut vers l’inconnu! En France, j’ai tout appris: la langue, les moeurs, mon métier…

De son vrai nom, Kalthoum Sarraï, petite fille tunisienne au milieu d’une famille très nombreuse, fiancée à 14 ans et mariée à 16, elle a suivi son mari en France. Elle s’est occupée de ses trois enfants puis a enchaîné les petits boulots avant de décrocher un diplôme d’auxiliaire puéricultrice. Elle exerce alors le métier de nounou chez des millionnaires où elle élève finalement des dizaines d’enfants.

Recrutée en 2005 pour incarner en France la Super Nanny de la TV british, elle a donné des leçons d’éducation à des milliers de parents. Son émission était suivie en moyenne par près de 4 millions de personnes à chaque diffusion.

Son Khaltoum de naissance avait été francisé ? en Cathy et elle appliquait de bonnes vielles règles d’éducation française.

Qui d’entre nous s’est jamais posé la question de savoir si elle n’était pas française ? quasi un modèle de francaise ? une idendité nationale à deux pattes ?

Pourtant elle avait conservé tous ses liens avec la Tunisie : elle y faisait aussi des émissions de coachning parental et vient d’y être enterrée.

Pie XII = Hitler …. CRS = SS

2010 janvier 20
par pourquoisecompliquerlavie

Pour abattre définitivement la tradition chrétienne en Europe, il faut l’associer au nazisme, pour abattre le christianisme, il faut l’hitleriser.
Pie XII = Hitler, ça ressemble au fameux slogan de mai 68 : CRS = SS.
Depuis, c’est devenu un jeu médiatique à la mode : se payer le pape, sur le préservatif, sur Pie XII, qu’importe. Il est vrai que cela vous pose un progressiste à bon compte : on joue à Voltaire écrasant l’infâme ! Ce n’est pas dangereux, on ne risque aucune fatwa, aucune menace de mort. C’est ce que Karl Marx appelait « mettre une claque à une grand mère ».
Cette affaire est très révèlatrice de notre époque, de nos médias qui 60 ans après, donnent des leçons d’héroïsme à nos grands parents.
On les comprend : c’est plus facile de battre Hitler quand il est mort.

 

Ce n’est pas de moi, c’est de Eric Zemmour.

Il y a deux jours. Lui au moins, est intellectuellement honnête. Sous le lien, la vidéo. 

Des uniformes obligatoires jusqu’au bac ?

2010 janvier 20
par pourquoisecompliquerlavie

Rendre obligatoires les uniformes à l’école ? Serait-ce une si mauvaise idée que cela ? Je ne crois pas.

Je pense même que c’est une bonne idée. Et je ne suis pas la seule.

Arguments POUR :

  • l’égalité des chances et la mixité sociale auraient plus de chance de se développer
  • c’est en portant un uniforme identique que les élèves seront encouragés  à affirmer leur idendité propre  non par un style vestimentaire adopté pour se faire accepter
  • moyen de lutter contre le racket, chacun ayant la même tenue, il n’y aura plus de raison de piquer le blouson ou les baskets de ses camarades
  • cela limiterait la course aux marques qui crée des clivages et génère des envies
  • pas besoin de se demander les matins d’école comment s’habiller
  • les garçons pourront se concentrer sur leur travail et pas sur les filles (celui-là, je n’aurais pas osé l’écrire : il va trop dans le sens de mes propres arguments pour la fin de la mixité scolaire !)

Arguments CONTRE (mes réponses en bleu) :

  • façonnant un esprit de corps, l’uniforme développerait l’instinct grégaire (je pense au contraire que, chacun se ressemblant, les élèves seraient encouragés à développer leurs différences réelles et non pas leurs différences par le choix de leurs chaussures)
  • l’uniforme rapprocherait l’école de l’armée (là encore, c’est n’être sensible qu’aux apparences et ne pas rechercher les réalités !)
  • l’uniforme est cher et son coût s’ajouterait à celui des autres vêtements (mais d’un autre côté, le port d’un uniforme limite l’usure des autres vêtements ; les journées ne font que 24 heures et les semaines 7 jours et personne ne porte deux tenues en même temps ! En outre, au prix des vêtements de marque, il y a de la marge pour le coût de fabrication des uniformes !)
  • l’uniforme n’est pas le même pour les filles et les garçons ce qui contribue à la séparation des sexes (je n’aurais pas osé non plus, tellement il est crétin ! C’est vrai que sans uniforme, les garçons et les filles s’habillent de la même manière !)
  • avec l’uniforme, tout le monde se ressemble, (c’est l’idée justement !)
  • les uniformes ne permettent pas de développer sa personalité (j’oubliais que la personnalité est dans le vêtement ! suis-je sotte aussi.)
  • on ne pourra plus parler des habits des autres : un sujet de conversation en moins (celui-là non plus, je n’aurais pas osé !)

En 2003,  Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire était contre pour les raisons suivantes  :

  • « parfum de retour à un âge d’or qui n’a jamais existé » (C’est de l’idéologie !)
  • les jeunes sont adepte du standard jean/basket et ce serait aller contre leurs aspirations (Youps ? les aspirations des jeunes sont dans leurs fringues ? rien d’autre ne les anime ? Vraiment pas sympa pour eux !)
  • ce n’est pas en occultant les différences sociales qu’on les fera disparaître (exact ! c’est en mettant le plus possible en oeuvre tous les moyens de nature à favoriser l’égalité de l’apprentissage, mais l’uniforme n’est pas de nature à empêcher l’apprentissage des élèves)
  • « Si on commence par nier la diversité et l’individualité des jeunes, quelle chance a-t-on de les faire adhérer à un projet pédagogique dont l’objet est, précisément, l’acceptation des différences? » (je me répète : la diversité et l’individualité des jeunes tient à leurs choix de vêtements ? C’est bien en s’arrêtant à ces apparences qu’on les encourage à ne pas rechercher la réalité de chaque être !) 

En 2003, François Baroin, avec qui je ne suis pas toujours d’accord, trouvait aussi que c’est une bonne idée et  proposait même de faire un test d’uniforme dans quelques écoles de quartiers sensibles dans les conditions suivantes : approbation du corps enseignant, choix de l’uniforme avec les élèves et participation des collectivités locales au financement de l’uniforme. 

L’année dernière,   au cours de la visite d’une école de Londres, Xavier Darcos a même dit : « Si on n’appelle pas l’uniforme le retour à la blouse grise et que l’uniforme est sous forme d’un tee-shirt siglé qui signale l’appartenance à l’établissement, je pense que ça a beaucoup d’avantages, ne serait-ce que parce que ça supprime les différences visibles de niveau social ou de fortune, et que ça met tous les élèves dans une situation d’égalité les uns par rapport aux autres. »

Et vous, qu’en pensez-vous ?